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La crise financière en Chine : une divine surprise ?

novembre 2009

#Divers

Affolement des marchés ou pas, le pouvoir chinois ne perd jamais le nord : il se trouve à l’offensive aussi bien sur la scène internationale, où son rôle apparaît renforcé, que sur le plan intérieur où le risque de trouble social lié à l’explosion du chômage justifie un renforcement des mesures autoritaires.

La crise financière, qualifiée en Asie de « tsunami financier », a paradoxalement renforcé la position du parti communiste chinois, tant sur la scène internationale que sur la scène intérieure.

Sur la scène internationale, elle a provoqué l’affaiblissement des États-Unis non seulement dans le domaine économique et financier, mais aussi dans le domaine des valeurs. Elle a en effet montré les dangers d’une confiance aveugle dans la suprématie du marché. Mais elle a également montré que la mondialisation a conduit à une telle interdépendance des économies que Washington n’est plus en mesure de résoudre seul les problèmes de la planète. Elle a notamment mis en valeur l’existence de la « Chimérique », cette relation d’interdépendance des économies américaine et chinoise qui caractérise l’économie mondiale depuis plus

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Jean-Philippe Béja

Jean-Philippe Béja est un politologue, sinologue et directeur de recherche au CNRS, ainsi qu’au CERI. Il a notamment écrit À la recherche d’une ombre chinoise, Le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004) (Éditions du Seuil, 2004).

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