Hongkong, le 1er décembre 2019 | Studio Incendo, flickr
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Un pays ou deux systèmes ?

décembre 2019

Depuis la fin du mouvement des parapluies en 2014, de plus en plus de jeunes sont convaincus que la Chine n’a plus l’intention d’appliquer la formule « un pays, deux systèmes »

Depuis le début de juin de cette année, Hong Kong est secouée par d’incessantes manifestations auxquelles participe une grande partie de la population. Au départ, c’est pour protester contre une proposition de loi permettant d’extrader des « criminels » vers la Chine que des millions de personnes sont descendues dans la rue. Venant après des attaques sans cesse plus ouvertes contre les libertés de la Région administrative spéciale (Ras) – enlèvement d’éditeurs publiant des ouvrages critiques du Parti communiste chinois (Pcc), invalidation de députés prônant le localisme ou simplement la démocratie, interdiction d’un parti politique indépendantiste – qui n’avaient guère suscité de protestations, une grande partie des Hongkongais ont considéré cette nouvelle loi comme une atteinte insupportable à l’indépendance de la justice, considérée comme le fondement du système particulier de la Ras. Une fois la suspension de la proposition de loi décidée par la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, le mouvement a étendu ses revendications pour obtenir des garanties sur la pérennité de la formule « un pays, deux

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Jean-Philippe Béja

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Là où nos sociétés connaissent des tensions, là aussi travaille le langage. Le dossier d’Esprit (décembre 2019), coordonné par Anne Dujin, se met à son écoute, pour entendre l’écho de nos angoisses, de nos espoirs et de nos désirs. À lire aussi dans ce numéro : les déçus du Califat, 1989 ou le sens de l’histoire et un entretien avec Sylvain Tesson.