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De la certitude d'être surpris

novembre 2009

#Divers

Et si la difficulté à prévoir le krach ne relevait pas d’un défaut de compétence ni de prudence mais plutôt d’un « catastrophisme diffus » ? Plaidant depuis plusieurs années pour un « catastrophisme éclairé », l’auteur montre pourquoi on ne peut plus considérer les événements extrêmes comme rares et souligne que l’optimisme économique fait partie des mécanismes renforçant la marche à la catastrophe.

Pour ceux qu’on appelle les « gouvernants » ou les « dirigeants » de la planète, la crise du capitalisme financier est derrière nous. C’est comme si elle n’avait jamais eu lieu. La « refondation du capitalisme » avait pour objectif de le remettre sur les rails. C’est fait. Pour les économistes, y compris les meilleurs, comme ceux qu’Esprit interroge ce mois-ci, les mécanismes qui ont conduit à la crise sont, en gros, élucidés. Tout s’explique rétrospectivement, ou presque. Et, cependant, la crise a frappé tout le monde par surprise. De même, peut-être, que les commanditaires des attentats du 11 septembre 2001 ne s’attendaient pas à ce que l’impact des avions fous sur les tours jumelles les fasse s’écrouler, personne, ou presque, n’imaginait durant l’été 2007,

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Jean-Pierre Dupuy

Philosophe, épistémologue   Dans son œuvre, Jean-Pierre Dupuy a à cœur de tisser des liens entre les différents champs du savoir (économie, anthropologie, épistémologie…) pour mieux comprendre les phénomènes auxquels est confronté le monde contemporain, qu’il s’agisse de la crise financière ou du risque de destruction que le développement des armes de destruction massive fait peser sur…

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