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L’élément de la parole: à partir de Jean-Toussaint Desanti

Militant du parti communiste dans les années 1950, auteur de nombreux articles dans La Nouvelle critique, Jean-Toussaint Desanti a longtempsadhéré à l’idéologie communiste. Une fois quitté le parti, il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles on succombe ainsi à la croyance et à la « servitude volontaire ». Fidèle à la tradition phénoménologique, il se demande si la déduction conceptuelle n’est pas propice à oublier l’événement, le singulier, et à nourrir l’idéologie.

L’énigme que cherche à élucider Jean-Toussaint Desanti dans Un destin philosophique, quand il fait retour sur l’engagement communiste qui fut le sien dans les années 1950, ne peut se ramener à des « raisons » d’ordre historique, psychologique ou sociologique, telles que le sentiment d’avoir raison historiquement, la fraternité d’armes issue de la Résistance, le poids de l’Union soviétique, la volonté de puissance d’intellectuels désireux d’exercer un pouvoir, la confiance faite par la classe ouvrière au parti communiste, la virulence de l’anti-communisme, le goût de la dissidence, le refus de l’ordre bourgeois, le prestige du marxisme, la structure quasi ecclésiale du parti communiste, etc. Non qu’il ignore le poids de ces

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Joël Roman

Philosophe, essayiste et éditeur   Joël Roman prône « un multiculturalisme à la française », qui reconnaisse le pluralisme social et culturel de la société française, l’empreinte durable des immigrations post-coloniales, et sache adapter le modèle républicain à la multiplicité individuelle, à la nouvelle question sociale des banlieues et à la présence établie de l’islam de France. Il place ainsi…

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