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Obama en Syrie : la stratégie de l'évitement

novembre 2016

Obsédé par la nécessité de désengager les États-Unis du Moyen-Orient, Barack Obama a tout fait pour ne pas intervenir en Syrie. La diplomatie américaine se retrouve aujourd’hui empêchée, face à une Russie déterminée à s’imposer comme seul rempart contre le djihadisme.

Le second et dernier mandat du président Obama aura été entièrement traversé par les révolutions arabes. Il est au pouvoir quand elles débutent, réélu au moment où elles commencent à dériver, et il quittera sans doute la Maison-Blanche alors que leur avenir est toujours aussi incertain. Il en va de même, plus particulièrement, de la « crise syrienne ». Même marginalement, celle-ci pèse au moment de son élection, nouée aux autres dossiers moyen-orientaux (la négociation alors en germe avec l’Iran) et internationaux (alors que la politique du reset avec la Russie commence à dévoiler ses limites et ses échecs). Au fil des quatre dernières années du pouvoir d’Obama, cette révolution, dévoyée autant par ses dynamiques propres que par les non-choix faits par l’administration américaine, deviendra la crise par rapport à laquelle sa politique étrangère sera analysée, louée par les uns et dénigrée par beaucoup d’autres.

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Joseph Bahout

Joseph Bahout est non-resident scholar au Carnegie Endowment à Washington DC, où il travaille sur le Moyen et le Proche-Orient. Il a été professeur à Sciences-Po Paris, Consultant permanent au CAPS et Chargé de mission à l’Académie diplomatique internationale. Il a écrit en 2014 Les entrepreneurs syriens : Économie, affaires et politique.

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« Nos prisons » sont celles dont nous portons collectivement la responsabilité : contre l’indignité des conditions de détention, en dépit de maigres ressources et face au défi du terrorisme. A l’encontre des perspectives sécuritaires, il importe aujourd’hui de promouvoir la réinsertion sociale des détenus et de renouveler le sens de la peine.