Plaine de Mazzeh, Damas, 5 juin 2020, photo Abdulhay Sayed
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La condition syrienne, un défi pour le droit

« Le plus simple est de succomber : il suffit d’exécuter tous les ordres qu’on reçoit, de ne manger que sa ration et de respecter la discipline au travail et au camp. L’expérience prouve qu’à ce rythme, on résiste rarement plus de trois mois[1]. »

 

Le « Grand Confinement » a mis en sourdine le bruit de la guerre en Syrie. Or celle-ci n’en poursuit pas moins son ouvrage qui, par-delà le conflit débuté en 2011 sur fond de Printemps arabe, est en train de consacrer une condition syrienne en proie au dénuement et l’éparpillement du sens. Fruit d’un demi-siècle d’autoritarisme, d’impunité et d’indifférence de la communauté internationale, la condition syrienne caractérise une communauté humaine qui vit en marge des principes du droit. Elle fait écho à d’autres expériences de déshumanisation qui ont marqué l’histoire moderne et elle appelle une véritable solidarité de droit, loin de tout esprit de compassion.

Le Syrien « confiné »

La République syrienne a connu une vie politique agitée au sortir du mandat français (1920-46) qui en a &ea

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