Dans le même numéro

Critique et communication : les tâches de la philosophie. Entretien

août/sept. 2015

#Divers

Tout au long de son parcours philosophique, Jürgen Habermas a été en dialogue, ou en opposition, avec d’autres traditions, qu’il s’agisse de penseurs allemands comme Heidegger ou Carl Schmitt, des Français Foucault et Derrida, ou de la tradition anglo-saxonne incarnée par Rawls ou Dworkin. Il retrace ces échanges dans cet entretien, tout en revenant sur sa conception de la démocratie, qu’il confronte à sa situation actuelle.

Esprit– Il est devenu courant de rattacher votre œuvre à l’entreprise initiée par l’École de Francfort dans les années 1930 : l’élaboration d’une Théorie critique de la société susceptible de redonner corps au projet d’émancipation dans un monde marqué par le capitalisme technique. Mais lorsque vous entamez vos études au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’image moins héroïque d’une philosophie impuissante, voire compromise, face au national-socialisme qui prédomine en Allemagne. Quels étaient vos motifs dans le choix de cette discipline ? Le jugement pessimiste sur la raison énoncé dans la Dialectique de la raison1de Horkheimer et Adorno a-t-il joué un rôle dans vos premiers choix philosophiques (l’étude de Schelling) ?

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !