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La crise des nominations dans la culture

octobre 2015

#Divers

C’est une ritournelle. On nommerait mal à la tête des institutions, en particulier dans le secteur culturel. Ni plus, mais ni moins mal que dans un passé encore récent. Et c’est dans cette absence de progrès que se nichent les regrets. Les dernières nominations témoignent en tout cas du caractère toujours aussi sensible du débat.

Dans le meilleur des cas, elles auront été sans écho – à l’Ina après le départ mouvementé d’Agnès Saal. Plusieurs autres ont suscité des réactions interrogatives, donc dubitatives – pourquoi pas un scientifique à la tête de la Cité des sciences, pourquoi un haut fonctionnaire n’ayant jamais approché professionnellement les institutions culturelles à la tête de Beaubourg ? Un troisième bloc a appelé des qualificatifs explosifs, et nous a ramenés à ce thème récurrent de la crise du pouvoir de nommer : c’est à Rome la Villa Médicis, à Paris l’École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba). Et bien sûr France Télévisions.

On le voit à cette liste : ce sont moins les choix faits qui doivent étonner que notre incapacité persistante à trouver une méthode pour nommer, qui conduise à ce que ces cho

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