Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Bande dessinée et cinéma

octobre 2013

#Divers

À l’heure où le Festival de Cannes a attribué, pour la première fois de son histoire, la Palme d’or à un film adapté d’une bande dessinée (la Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, en salles le 10 octobre, d’après Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh), ce média semble entretenir des rapports complexes et changeants avec le grand écran : entre respect et appropriation, par les réalisateurs, de l’œuvre sur papier.

BD et cinéma d’auteur

En effet, à l’exception de quelques films réalisés par les dessinateurs eux-mêmes (Persepolis, où Marjane Satrapi adapte en dessin animé son succès de librairie, en en reprenant les codes et le noir et blanc, comme elle le fera plus tard pour Poulet aux prunes ; le Chat du rabbin, transposé par son créateur Joann Sfar lui-même ; Aya de Yopougon, réalisé par le dessinateur Clément Oubrerie), le neuvième art sert davantage de support d’adaptation à d’autres créateurs. Et ce parfois dans un certain mépris de l’œuvre originale : Abdellatif Kechiche, recevant sa Palme d’or pour la Vie d’Adèle, ne prend le soin ni de citer la bande dessinée originelle, ni d’en remercier la créatrice, à qui il a pourtant acheté les droits d’adaptation avant le tournage. De fait,

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !