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Dans le même numéro

Trois souvenirs de ma jeunesse, d'Arnaud Desplechin

juillet 2015

#Divers

Reprendre un personnage fétiche est un procédé classique en arts. D’Alexandre Dumas – Vingt ans après – à Bret Easton Ellis – Suite(s) impériale(s) –, de nombreux créateurs l’ont utilisé pour retrouver un cadre familier, ou porter un regard neuf sur une période différente. Sorti le 20 mai 2015 et présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Trois souvenirs de ma jeunesse nous propose des retrouvailles avec Paul Dédalus, héros récurrent d’Arnaud Desplechin (qui reconnaît dans un entretien avec le magazine Trois couleurs avoir inclus ses propres films dans le corpus de son scénario). Après plusieurs années passées dans les ex-républiques soviétiques, Dédalus rentre en France pour travailler au Quai d’Orsay. Il ne lui reste de son enfance, objet de la plus courte partie du film, que quelques bribes. Un jour, une convocation à la Dgse le force à se rappeler ses années lycée, ramenant à sa mémoire toute sa liaison avec Esther, l’amour de sa vie.

Le labyrinthe d’une œuvre

Ce nouveau film doit en réalité se lire comme la clé de voûte de toute l’œuvre de Desplechin : il ne peut se comprendre sans une vision globale de ses fictions, et un spectateur néophyte échapperait à beaucoup de détails. La liste des renvois faits par

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