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Introduction. Après le krach et avant Copenhague : de quelle « reprise » parle-t-on ?

décembre 2009

#Divers

Le principe de responsabilité, sous la forme où nous l’avons habituellement, à savoir sous sa forme juridique ou morale, est trop court, parce que, au plus, nous sommes responsables des conséquences immédiates de notre action et aussi des torts qui s’ensuivent, des suites qui ont déjà fait leurs effets. Tandis que le problème de la responsabilité, ce sont des suites qui n’ont pas encore fait leurs effets mais qu’on peut déjà évaluer1.

Pourquoi établir un lien entre la crise financière de l’automne 2008 et les questions environnementales ? Est-ce un artifice rhétorique de mettre en rapport les excès de la finance et les risques créés par la surexploitation des ressources naturelles ? Le calendrier, qui fait intervenir le rendez-vous crucial des négociations sur le climat à Copenhague dans la suite de la séquence des effondrements boursiers, semble faire le rapprochement pour nous. Mais plus que cette coïncidence, il y a aussi l’intuition selon laquelle, au-delà des excès de la finance, c’est l’ensemble de notre modèle de développement qui est mis en cause par la crise2.

En effe

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Marc-Olivier Padis

Directeur de la rédaction d'Esprit de 2013 à 2016, après avoir été successivement secrétaire de rédaction (1993-1999) puis rédacteur en chef de la revue (2000-2013). Ses études de Lettres l'ont rapidement conduit à s'intéresser au rapport des écrivains français au journalisme politique, en particulier pendant la Révolution française. La réflexion sur l'écriture et la prise de parole publique, sur…

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