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Adieu à la structure ?

août/sept. 2011

#Divers

Assimilée au structuralisme, l’œuvre de Claude Lévi-Strauss accorde pourtant progressivement moins d’importance à la notion de structure qu’à celle de « transformation ». À partir des Mythologiques, dans l’étude des mythes, il s’agit d’observer des variantes, une dynamique des changements de forme. Dans cette ambition de comprendre par les variations, la musique tient un rôle de référence.

La publication en 1964 du premier volume des Mythologiques a semblé marquer une sorte d’apogée du structuralisme. Il s’agissait plutôt d’un tournant majeur. On n’en a mesuré l’importance que plus tard. Cet ouvrage, le Cru et le cuit1, signalait la fin d’une certaine manière de définir la structure ou, du moins, d’en faire usage. Le concept qui va s’imposer désormais comme le plus important dans l’étude des mythes est celui de transformation. Ce concept ne s’oppose pas à celui de structure en général ; mais il oblige à le repenser et, par là même, il change le paradigme entier de ce qui, jusque-là, avait été avancé sous le nom de structuralisme.

Avec les Structures élémentaires

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Marcel Hénaff

Philosopohe et anthropologue, il enseigne à l'université de Californie (San Diego). Il est notamment l'auteur de Le prix de la vérité. Le don, l'argent, la philosophie (Seuil, 2002) et Le Don des philosophes. Repenser la réciprocité (Seuil, 2012).

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