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Ukraine-Russie, trente ans de divorce

juil./août 2019

Les Ukrainiens ont confirmé dans les urnes leur préférence pour la démocratie, mais doivent faire face aux provocations de Vladimir Poutine, visant à saper la souveraineté de leur État.

Le printemps 2019 aura marqué un sobre mais digne anniversaire de l’historique printemps 1989. Trente ans après l’élection de députés contestataires au parlement soviétique et au parlement polonais[1], les Ukrainiens ont librement élu un sixième président et confirmé leur préférence pour la démocratie. Les évolutions politiques en Arménie et en Géorgie, et même en Ouzbékistan et en Biélorussie, portent des promesses d’ouverture.

Trente ans après la chute du Mur de Berlin et la reconquête de souveraineté des républiques baltes, de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie, l’Ukraine affirme son indépendance nationale face à la Russie, qui continue d’occuper la Crimée et l’est du Donbass. Peu après son investiture, Volodymyr Zelensky a réaffirmé ses objectifs en politique extérieure : l’adhésion à l’Union européenne et à l’Otan, le retrait des forces russes et une relation de bon voisinage avec la Russie. Et les dirigeants de l’UE ont rappelé leur engagement à soutenir l’Ukraine, ainsi que les autres pays du partenariat oriental qui souhaitent se rapprocher de la sphère de droit et de liberté

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Marie Mendras

Politologue, Marie Mendras est chercheur au CNRS et au Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, où elle enseigne. Elle est spécialiste de la Russie, de l’Ukraine et des relations Europe-Russie. Elle travaille sur le système politique et les élites russes, ainsi que sur les conflits menés par Moscou hors de ses frontières. Marie Mendras a rempli de nombreuses missions d’observation…

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?