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Primaires de la gauche en France en janvier 2017. Photo de Benoît Prieur via Wikimédia
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Le mantra des primaires

février 2016

Dans cet article de 2016, Michaël Fœssel estimait qu’après l’adoption du quinquennat, les primaires achèvent de soumettre le temps politique au temps médiatique, les joutes oratoires l’emportant de manière définitive sur la confrontation des projets. La réduction de la politique à un concours entre têtes d’affiches ne peut qu’aggraver le discrédit du politique.

Nul ne disconviendra que la gauche française traverse l’une des crises idéologiques les plus profondes de son histoire. Qu’il s’agisse de la politique économique, de l’Europe, des migrants ou du terrorisme, il n’est pas un seul enjeu fondamental où un espoir de consensus se dessine à l’horizon du camp progressiste. Le point de non-retour a peut-être été atteint avec le projet de réforme constitutionnelle du gouvernement (qui ne comporte pas seulement l’article sur la déchéance de nationalité). À l’intérieur même du Parti socialiste, le conflit porte désormais sur la nature de l’État de droit, ce qui n’est pas une mince affaire, même pour des dirigeants politiques habitués à mettre beaucoup d’eau dans leur vin.

Dans un contexte aussi délétère, on pourrait croire que toutes les opportunités d’aggiornamento sont les bienvenues. C’est ce qu’ont dû penser les signataires d’une pétition qui, autour de Thomas Piketty, ont réclamé l’organisation d’une primaire qui réunirait tous les candidats potentiels de la gauche et des écologistes lors de la prochaine élection présidentielle1. Conscients du fait que l’un des principaux obstacles à l’unité de la gauche réside dans la politique menée par François Hollande, ils préconisent une solution qui, du m

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Michaël Fœssel

Philosophe, il a présenté et commenté l'oeuvre de Paul Ricœur (Anthologie Paul Ricœur, avec Fabien Lamouche), a coordonné plusieurs numéros spéciaux de la revue, notamment, en mars-avril 2012, « Où en sont les philosophes ? ». Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit. Il est notamment l'auteur de L'Équivoque du monde (CNRS Éditions, 2008), de La Privation de l'intime (Seuil, 2008), État de

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Dans un contexte de déculturation et de repli identitaire, les affirmations religieuses – en particulier celles de l’islam – interrogent les équilibres politiques et mettent les sociétés à l’épreuve. Les textes d’Olivier Roy, Smaïn Laacher, Jean-Louis Schlegel et Camille Riquier permettent de repenser la place des religions dans l’arène publique, en France et en Europe.

A lire aussi dans ce numéro, une critique de l’état d’urgence, un journal « à plusieurs voix », une réflexion sur l’accueil des réfugiés, une présentation de l’œuvre de René Girard et des réactions aux actualités culturelles et éditoriales.