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2012, élection de conquête ou de stabilisation ?

mars/avril 2011

#Divers

Les déficits démocratiques liés à l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct (déséquilibres institutionnels, dépendance des députés, excès de la personnalisation…) déplacent la confrontation en amont, par le processus des primaires. Mais cette procédure ne dit rien du contenu de la campagne, qui peut balancer entre un projet conquérant et une attente de réassurance des électeurs.

Depuis 1965, avec la désignation du chef de l’État au suffrage universel pour la première fois depuis l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte, chaque campagne présidentielle s’annonce comme une fête démocratique. Mais aussi, au moins depuis 2002, comme un risque de régression.

Ce n’est pas la dérive vers le césarisme, bien diagnostiquée et largement dénoncée dès les origines de la Ve République, qui inquiète aujourd’hui. Un demi-siècle de régime assez paisible, mai 68 compris, et l’appropriation à son profit du principe de la révision de 1962 par son premier contempteur de l’époque, François Mitterrand, ont écarté ce spectre. C’est moins désormais le pouvoir arbitraire du prince qui est redouté, que le choix arbitr

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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