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Anne Hidalgo et Valérie Pécresse | Wikimédia
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Hidalgo et Pécresse : le temps des femmes en haut de la République

Les candidatures d’Anne Hidalgo et Valérie Pécresse à l’élection présidentielle ouvrent un moment inédit dans l’histoire politique française. Si l’une et l’autre bénéficient d’un moment favorable aux femmes politiques, elles ont surtout su faire valoir leur enracinement local et leur habilité à faire fonctionner un collectif.

Dans une précampagne présidentielle marquée par le grand nombre des candidats à la candidature, la présence concomitante d’Anne Hidalgo et de Valérie Pécresse, qui visent à représenter les deux principaux partis de la Ve république, annonce un possible tournant dans l’histoire politique de notre pays. Elles ne sont pas les premières femmes à ce niveau, déjà atteint par Marine Le Pen et Ségolène Royal, personnalités pourtant trop singulières et trop isolées pour exprimer une avancée collective : Le Pen, fille de son père et cheffe d’un parti paria, Royal conjointe du premier secrétaire de son parti, et rejetée par les éléphants.

Une prime aux femmes dans l’air du temps

Car Hidalgo comme Pécresse ne sont pas marginales. L’une et l’autre sont entrées dans la carrière politique à la même date, en 1997, lors de la cohabitation et de ses vifs débats sur les trente-cinq heures ou la parité. Elles ont servi l’une dans le cabinet de Martine Aubry, l’autre à l’Élysée sous Jacques Chirac. Elles ont ensuite parcouru des cursus honorum différents, mais comparables. Leurs progressions sont parallèles aux transformations de la société, depuis la loi sur la parité jusqu’au mouvement #MeToo. Elles ont désormais le profil pour gagner, demain sinon aujourd’hui. Mais pourquoi pas aujourd’hui ?

On commence à entendre que le temps est venu de porter une femme à la tête de l’État. Leur ascension présage d’une normalisation à l’échelle européenn

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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La publication du rapport Duclert a réouvert le débat sur les responsabilités du gouvernement, de la diplomatie et de l’armée françaises dans le génocide des Tutsi au Rwanda. À partir d’une lecture de ce rapport, le présent dossier propose de réfléchir à ce que nous avons appris, dans les vingt-cinq ans qui nous séparent des faits, sur l’implication de la France au Rwanda. Quelles leçons peut-on tirer des événements, mais aussi de la difficulté, dans les années qui ont suivi, à s’accorder sur les faits et à faire reconnaitre la vérité historique ? Quels constats cette histoire invite-t-elle sur le partage des responsabilités entre autorités politiques et militaires, sur les difficultés inhérentes aux opérations extérieures, notamment en Afrique, et enfin sur le bilan de ces interventions, au moment où la France choisit de réduire sa présence au Sahel ? Au-delà du seul cas français, l’échec de la communauté internationale à prévenir le génocide rwandais invite en effet à repenser le cadre des interventions armées sur les théâtres de conflits et de guerres. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Afghanistan, djihadisme et démocratie, gouverner le trottoir, à qui profite le crime ?, le retour à Rome d’Hédi Kaddour et le carnaval Belmondo.