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Relancer le mouvement

octobre 2017

#Divers

« Il n’y a dans tout un royaume qu’un homme qui marche, c’est le souverain ; tout le reste prend des positions. »

(Diderot, le Neveu de Rameau, 1779)

Passé le premier effet de surprise et à présent que le nouveau pouvoir s’installe, la marque majeure de la nouvelle situation politique française est le contraste entre l’éclatante apparition du changement et sa persistante illisibilité, y compris pour ceux qui sont en première ligne pour l’expliquer et le soutenir.

Un centrisme qui se désavoue

La source première de la perplexité vient de l’incertitude sur la nature du centrisme du nouveau président et de sa majorité. Emmanuel Macron a vu avant les autres que l’aspiration au centre serait au moins aussi forte que la mécanique classique de l’alternance, malgré le discrédit record du président sortant. Pourtant, la qualification de centrisme a été déniée par le candidat, qui lui a préféré celle de « centralité », plus neutre, plus géographique, moins chargée d’histoire. L’alliance avec le MoDem ne doit pas cacher cet acharnemen

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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La « post-mémoire » renvoie à ces événements traumatiques qui se sont produits dans le passé, mais dont les effets se prolongent dans le présent. Comment les accueillir en ménageant nos capacités de pensée, d’action et de création ? Ce dossier articule notre vulnérabilité aux violences de l’histoire et nos possibilités de réparation par les histoires que nous nous racontons.