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Dans le même numéro

En vue des manœuvres d’automne

juillet 2008

#Divers

Le second semestre 2008 sera dominé par la présidence française de l’Union européenne et la tenue du congrès de Reims qui élira un nouveau premier secrétaire du parti socialiste. La simultanéité des deux événements est de pur hasard, mais leur coïncidence produit des interactions. D’une part, les contraintes diplomatiques repoussent à 2009 la scansion du quinquennat que représenterait la nomination d’un nouveau Premier ministre et, de ce fait, déplacent les projecteurs sur la compétition socialiste. De l’autre, cette compétition empêchera les socialistes de présenter une critique cohérente de la présidence française, qui leur offrira plutôt de multiples occasions de se démarquer les uns des autres.

Une telle conjoncture pourrait donc profiter à François Bayrou. Sa contestation de la présidence française, qui visera à construire une « présidence fantôme », portera plus fort que celle des leaders socialistes. D’autant que le président du MoDem a accompli une mue sur l’Europe en recyclant les thèmes et la posture qui lui ont réussi lors de la présidentielle de 2007. Il n’est plus un europhile béat, il va devenir un Européen véhément qui comprend les raisons des nonistes de tous pays et exige de la protection, de la proximité et du social. Un ton finalement assez proche de Sarkozy, mais

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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