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Grogne à droite, cacophonie à gauche : une chance au centre

mars/avril 2008

#Divers

La baisse de popularité de Nicolas Sarkozy s’est accentuée et installée avant les élections municipales. Ses caractéristiques se sont confirmées. Le facteur majeur en est personnel : l’étalage d’un bonheur privé a été perçu comme un usage immature et désinvolte de la fonction présidentielle. Il a en quelque sorte amplifié, cristallisé et en partie déplacé la loi de la déception qui saisit les Français six mois après des élections présidentielles toujours trop riches en promesses. Le rejet de la personnalité du chef de l’État n’est pourtant pas total : il est toujours crédité de courage et de dynamisme, mais plus du tout d’une capacité à améliorer la situation du pays. On assiste en effet à une panne de stratégie, ou du moins les procédés qui avaient fait merveille à l’automne semblent se retourner contre leur auteur depuis ses vacances de Noël.

La surprise permanente, qui déplaçait les lignes du débat, apparaît, avec la suppression de la publicité sur les chaînes publiques et le parrainage des enfants victimes de la Shoah, comme un exercice solitaire et répétitif d’improvisation, même si elle garantit la poursuite du one-man show. Il y a plus drôle : autant les retours et réapparitions de la précédente é

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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