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L'affaire Woerth gâche l'impulsion de la seconde moitié du quinquennat

août/sept. 2010

#Divers

Le débat politique, pendant les quelques semaines qui ont précédé la pause estivale, a été dominé et même monopolisé par l’affaire Bettencourt-Woerth. Celle-ci a privé d’effet la forte participation à la seconde manifestation sur les retraites, caché le ridicule des politiques qui ont tenté d’investir sur la défaite de l’équipe de France de football, fait passer comme une lettre à la poste (du Parlement) l’interdiction du voile intégral dans l’espace public.

Un doute jeté au cœur du programme et de la politique menés

Il est inutile de déplorer cette inversion des hiérarchies, même si c’est là le réflexe d’autodéfense de tous les pouvoirs, « une perte de temps » a ainsi répété Nicolas Sarkozy. Il est inexact d’y voir un mal proprement français, même si on trouve toujours des sociologues pour prouver, chiffres en main, que la méfiance vis-à-vis des gouvernants et le pessimisme devant l’avenir, plus élevés dans l’Hexagone, sont la cause profonde de ces emballements. La Grande-Bretagne a connu il y a quelques mois une « crise des notes de frais » de ses parlementaires, surtout dans les rangs des travaillistes alors au pouvoir. L’Italie a vécu l’an dernier au

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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