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L'électeur européen a préféré la copie à l'original

juillet 2009

#Divers

Les élections européennes de juin ont été, quoi qu’on en ait dit, plus européennes que jamais parce qu’elles ont révélé des tendances nettes, convergentes dans une très grande majorité des 27 pays, malgré ou, plutôt, à travers le prisme national des campagnes. Le principal trait commun est bien sûr l’abstention, partout plus élevée encore que prévue, sauf au Danemark. La chose la mieux partagée des Européens est bien que le Parlement européen représente le dernier de leurs soucis. Ce désaveu des institutions européennes, perceptible depuis les débats constitutionnels de 2005, a sans doute été accentué par le rôle assez passif qu’elles ont joué dans la gestion de la crise.

Mais c’est précisément le partage de cette conjoncture de crise qui a aussi fait confluer les mouvements de ceux qui se sont déplacés pour voter, et ce quelles que soient les distributions nationales entre gouvernement et opposition.

Six leçons européennes

Première ligne de force : la consolidation des droites modérées. Ces droites « modérées » l’étaient pourtant de moins en moins dans la période qui préc

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