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L'UMP : ni schisme, ni solution

janvier 2013

#Divers

Après cinq semaines de crise et un accord à l’arraché, l’Ump ressemble à la Belgique de l’année dernière. Flamands et Wallons ont été incapables pendant un an de se mettre d’accord sur un gouvernement, sans que pour autant les performances de l’économie belge s’en ressentent en quoi que ce soit. De même, fillonistes et copéistes s’invectivent sans discontinuer, leurs leaders voient leurs cotes s’écrouler simultanément, mais leur parti gagne toutes les élections partielles.

Certes, il ne faut pas surestimer leur importance. Elles ont été marquées par un taux d’abstention supérieur de 20 à 30% à celui des législatives de juin 2012. Mais ce qui est remarquable, c’est que la déception – impatience ou désorientation? – vis-à-vis des socialistes ne profite nullement aux extrêmes, mais à un parti de gouvernement, privé non seulement d’un chef légitime, mais même de parrains et de faiseurs de roi, Juppé comme Sarkozy ayant prouvé leur incapacité à juguler la crise. Le suicide, prophétisé par un Nicolas Baverez, n’a pas eu lieu : ni fuite protestataire ni glissement vers l’Udi de Borloo. Tant qu’il y aura un PS puissant, il faudra une Ump, ont semblé dire les électeurs de droite.

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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