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La fin de l’état de grâce ne signifie pas la « chiraquisation »

février 2008

#Divers

La brusque dégradation de la popularité de Nicolas Sarkozy entre décembre et janvier, attestée par tous les instituts de sondage, qui le fait passer en dessous de 50 % d’opinions favorables, marque évidemment la fin de l’état de grâce, mais peut-être pas l’entrée dans une désillusion durable qui se traduirait par la « chiraquisation » de celui qui fut le candidat de la rupture. Certes spectaculaire, elle est également circonscrite, et sa différenciation selon les électorats doit être regardée de près.

Les baisses les plus fortes sont enregistrées chez les électeurs âgés, les sympathisants du MoDem et du Front national et les foyers au revenu inférieur à 2 000 euros mensuels. Cette concentration désigne les deux facteurs principaux de la défaveur : d’une part, l’étalage de la vie privée ; de l’autre, la frustration sur le pouvoir d’achat qui fait contraste avec les loisirs luxueux du chef de l’État. Elle est inquiétante pour le président de la République pour au moins trois raisons.

D’abord parce qu’elle reflète le trouble des seniors, dont on sait qu’ils ont constitué le soutien le plus massif du candidat et de son programme1 : les enquêtes q

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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