Dans le même numéro

Le retour de François Bayrou

janvier 2012

#Divers

Avant la trêve des confiseurs, la campagne présidentielle a pris une nouvelle configuration, celle d’un match à quatre, depuis que François Bayrou, à peine sa candidature déclarée, réalise dans les sondages d’opinion des scores à deux chiffres qui le mettent à quasi-égalité avec Marine Le Pen. Les élections de 2002 (faiblesse de Bayrou à la tête d’une Udf réduite aux acquêts par la nouvelle Ump, percée historique de Jean-Marie Le Pen) et de 2007 (très gros score de Bayrou, siphonnage de Le Pen par Sarkozy) avaient fait oublier ce cas de figure, qui fut pourtant celui de 1988 (victoire de la gauche) et de 1995 (victoire de la droite).

Bayrou, seul au centre

Ce retour du président du MoDem a plusieurs causes. La principale est la décantation au centre : retrait de Borloo, plafonnement à un étiage minimum de Morin et Villepin malgré leur entrée en course. Cette décantation n’est pas seulement le fruit de heureux hasards : la seule option qui menaçait Bayrou, celle de Borloo, fondée sur une stratégie de proximité avec Sarkozy et de substitution d’un leadership à un autre sur la même majorité, est apparue inapplicable, et moins en phase avec l’opinion centriste que la posture d’indépend

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !