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Le retour du Premier ministre

décembre 2010

#Divers

Nicolas Sarkozy a fini, à la mi-novembre, par réaliser le remaniement ministériel qu’il avait annoncé au printemps. Il a reconduit François Fillon à la tête d’un gouvernement un peu resserré (neuf membres de moins), où entrent de grands chiraquiens et se renforcent même les villepinistes, mais d’où sortent la plupart des centristes à la suite de Jean-Louis Borloo, présenté pendant deux mois comme le futur hôte de Matignon. En bref, il a fallu au Président six mois pour comprendre que, dans sa situation, il valait mieux avoir Fillon dedans que dehors, et que mettre Borloo dans la situation inverse présentait moins de dangers, voire quelques avantages. La conduite de la bataille des retraites lui a sans doute permis de clarifier ses idées, à moins que son hésitation n’ait été mise en scène depuis le début.

Une endurance exemplaire

À travers le choix entre deux hommes, le Président avait à fixer sa priorité entre deux problèmes. L’échec des régionales avait en effet révélé deux déséquilibres : un déséquilibre politique, le handicap électoral nouveau de la droite sur la gauche et ce qu’on pourrait appeler un déséquilibre personnel, le rejet croissant du style présidentiel et de sa pra

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