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Positions : Loi de pénalisation du génocide arménien : le mauvais fruit de l'immobilisme du gouvernement turc

février 2012

#Divers

Le passage au Parlement d’un projet de loi pénalisant la négation des génocides « reconnus par la France » a ravivé le débat sur les lois mémorielles, l’a élargi à une discussion de principe sur le droit et la politique et à une interrogation d’opportunité diplomatique en ouvrant une crise avec la Turquie, car, sous sa formulation générale, la loi vise une négation précise, celle du génocide arménien.

Comment en est-on arrivé là? En 2006, un premier projet avait été voté par l’Assemblée nationale, mais, dans un calendrier préélectoral pourtant comparable à celui de 2012, n’avait pas été transmis au Sénat1. À l’époque, l’évolution intellectuelle et morale de la Turquie était frappante2. Un colloque universitaire s’était tenu sur les « Arméniens dans l’Empire ottoman », Orhan Pamuk s’exposait à des poursuites pour avoir rappelé le « massacre d’un million d’Arméniens », les obsèques du journaliste arméno-turc Hrant Dink rassemblaient 100000 personnes. Fin 2008, une pétition réunissait 30000 signatures demandant

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