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Décaporaliser le PS

février 2009

#Divers

Benoît Hamon est omniprésent sur les écrans et dans la presse. On se le dispute. Et pour cause : « porte-parole » d’un nouveau Parti socialiste très hybride désormais dirigé par Martine Aubry, il a le droit légitime à l’intervention publique plus souvent que d’autres, même si un Montebourg bénéficie de l’avantage comparatif que procure l’art de la parole de l’avocat (mais on reste loin de la force rhétorique et de la continuité des convictions d’un Badinter). Mais surtout Hamon est jeune (pas si jeune que cela en réalité puisque sa biographie officielle raconte qu’il vient de chez Rocard – une Rocardie dont on va finir pas s’apercevoir qu’elle a produit tout et son contraire, un peu comme le Cérès de Chevènement ! – et d’un syndicalisme étudiant en passe de devenir l’unique machine à produire des cadres socialistes). Voilà ce qui en fait un chéri des médias qui oublient grâce à lui la rhétorique répétitive de Besancenot. Au Conseil de Paris, Bruno Julliard, ex-leader de l’Unef devenu un compagnon de route de Bertrand Delanoë, doit envier, en compulsant ses dossiers, cette reconnaissance rapide !

Machines arrière toutes !

Le voilà donc personnifié, le renouvellement du Parti socialiste : quelqu’un de jeune qui parle moins avec série

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012. Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte anti-totalitaire,…

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