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Dans le même numéro

En hommage à Ghassan Tuéni

août/sept. 2012

#Divers

Il n’y avait pas de voyage au Liban sans qu’une rencontre avec Ghassan Tuéni ne soit envisagée. Dans les bureaux du Nahar, on écoutait le journaliste et le diplomate mettre en scène les événements qui secouaient la région, de longs moments durant lesquels il ne dissociait jamais le climat local, les troubles du moment présent et l’environnement plus large, régional et international. En cela résidait sa conviction que les forces de paix ne sont pas des chimères quand on s’attache à scruter une ligne d’horizon lointaine, partagée par beaucoup dans tous les coins du monde. L’observateur lucide avait édifié un groupe de presse et animé une maison d’édition qui force le respect car il n’est pas de démocratie sans un espace public d’information et des ferments de création culturelle. Quand il est intervenu à la revue Esprit, nous avons été frappés par son souci de ne pas se contenter d’accusations rapides ou de procès définitifs. Il ne cessait d’imaginer des modes d’approche permettant aux uns et aux autres de modifier leurs comportements1. Ce qui est le terreau de ces hommes d’information et de réflexion sans lesquels nous nous perdons dans les brouillards de la rumeur. Homme d’analyse soucieux des faits, Ghassan Tuéni regardait aussi le monde depuis sa maison de la montagne où il m’a si souvent accueilli avec son épouse Chadia. D

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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