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Entre profusion et rareté. Pour un territoire durable

décembre 2009

#Divers

Au-delà des débats politiques suscités par l’annonce ambiguë d’une réforme des collectivités territoriales, la notion de « développement durable » invite à penser autrement les types d’agglomération. En effet, la prégnance des flux et les impératifs de mobilité qui sont des facteurs de « dé-territorialisation » obligent à revoir les liens avec le territoire, bref à re-toucher Terre. Le retour de la notion de métropole (devenue éco-métropole) est l’occasion de penser nos capacités de freiner la mondialisation « par le bas » (la solidarité et la recherche exigent de la lenteur) mais aussi de redonner tout leur sens aux notions physiques de site, de paysage et de biens communs.

Le contexte global invite, et plus que jamais aujourd’hui, à repenser les liens noués entre le global et le local. Notre monde est interconnecté : c’est un monde de flux (qui assure non sans couacs des échanges multiples sur le plan de l’économie, de la finance, des savoirs, des technologies de l’information et de la communication, des images, des transports, des populations...), un monde immatériel, qualifié de liquide et d’aquatique, un monde dé-territorialisé qui doit cependant se protéger contre des tempêtes ou des catastrophes. L’analogie avec le monde mari

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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