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Introduction. La métropole dans un monde de flux ou la mondialisation freinée par le bas

décembre 2009

#Divers

On parle de « l’urbain généralisé » pour désigner la situation urbaine à l’échelle mondiale, celle où les entités urbaines dépendent de flux divers (technologie, information, finances, mouvements migratoires...) qu’elles parviennent mal à contrôler. Mais si les flux l’emportent désormais sur les lieux, cela ne signifie pas pour autant que nous vivions dans un monde liquide, immatériel et dé-territorialisé. À l’inverse, la crise de 2008 invite à freiner les flux et à les re-territorialiser, à trouver un équilibre instable entre liquide et solide, entre matériel et immatériel, entre l’élémentaire (au sens des fondamentaux anthropologiques qui organisent notre expérience du monde et le virtuel. Et cela pour deux raisons au moins : parce qu’il faut calmer les échanges économiques (les rappeler aux fondamentaux d’une économie réelle soucieuse d’emploi et de qualité de vie) et aussi respecter un certain nombre d’équilibres écologiques.

C’est pourquoi on parle tant d’éco-métropole, de ville post-Kyoto (l’un des libellés de la consultation sur le Grand Paris), et bien sûr de développement durable. C’est en fonction de ce contexte global qu’on peut saisir la place originale et spécifique d’une métropol

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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