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Joseph Stiglitz à Singapour

novembre 2015

#Divers

On ne présente pas Joseph Stiglitz, le célèbre prix Nobel d’économie qui ne cesse de faire le tour du monde et qui a écrit des ouvrages qui ne passent pas inaperçus. Le dernier en date s’intitule la Grande Fracture (Les liens qui libèrent, 2015) et a un sous-titre – Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer – qui rappelle que Stiglitz n’est pas un économiste mainstream, un orthodoxe qui n’ose pas critiquer la finance et l’état du capitalisme contemporain, mais un hétérodoxe qui ose porter un regard critique sur la mondialisation économique dont les États-Unis sont le fer de lance. Comme Thomas Piketty, devenu Monsieur Inégalités à l’échelle mondiale, il multiplie les gros plans chiffrés sur les inégalités de tous ordres et rappelle que les choix politiques sont décisifs, d’où ses critiques des politiques économiques à la François Hollande et du suivi de la dette grecque par l’Europe « germanisée ». De même que Piketty conseille le mouvement Podemos en Espagne ou la nouvelle gauche travailliste au Royaume-Uni, Stiglitz ne se contente pas de rappeler les politiques à leurs responsabilités, il donne des exemples et fait lui-même des choix politiques. Soucieux de voir où les États-Unis peuvent puiser des idées pour contrer leurs propres inégalités internes, croissantes

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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