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L'État, la banque et la démocratie

décembre 2009

#Divers

Cela était attendu et fort compréhensible. La crise financière, avant tout une crise de liquidités, a d’abord été interprétée dans les termes d’un plus ou moins d’État. C’était à ce dernier de remettre des liquidités en circulation, sous forme de prêts, dans les circuits financiers en voie d’assèchement en raison du manque de confiance interbancaire. Cela nous a valu maints commentaires avisés sur le retour à Keynes et à l’État.

Mais c’était oublier plusieurs choses. Tout d’abord que l’histoire des relations de la banque et de l’État s’est faite aux États-Unis (qui restent le moteur du capitalisme financier qui a succédé au modèle de régulation fordiste) au détriment de l’État qui, cédant à la pression des lobbies, a accordé le droit aux banques de créer de l’argent (il faut le rappeler : tout crédit autorise une émission d’argent liquide, telle est la source de richesse des banques bien plus que le dépôt des épargnants). Dès lors, la banque a le droit de créer de l’argent (du fait d’accorder des crédits) dont elle tire un bénéfice en fonction des taux d’intérêt accordés alors même que l’État s’interdit lui-même de créer de l’argent sans intérêt. Alors même que le prêt à crédit autoris

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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