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Le décentrement du monde

juin 2007

#Divers

L’approche économique ne suffit pas, à elle seule, à rendre compte de la mondialisation. C’est pourquoi il faut en observer les multiples facettes mais aussi interpréter avec lucidité le décentrement historique qu’elle provoque pour l’ensemble des pays occidentaux.

La France et la mondialisation ? Posé en ces termes le constat est trompeur, il laisse croire que la France se trouve face à un phénomène externe, ladite mondialisation économique. Pourtant, rien de plus faux que de croire que l’Hexagone peut se soustraire aux effets d’un phénomène historique dont il faut prendre toute la mesure. Certes, il est de bon ton de se gausser de ce mot élastique de mondialisation, à l’image de ces historiens pour qui, en comparaison avec le passé, il faut nuancer le caractère inédit des mutations en cours. Plus que la discontinuité, il faudrait selon eux valoriser la continuité. Mais tenter de définir la mondialisation contemporaine demeure indispensable si l’on ne veut pas se satisfaire du scénario d’un complot organisé de l’extérieur, et si l’on veut comprendre que la dynamique de la mondialisation travaille en profondeur l’Hexagone comme tout autre pays du monde. À quoi renvoie donc la mondialisation contemporaine ? N’est-elle qu’une nouvelle séquence d’un mouvement historique fort ancien qui a a

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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