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Le hukou, ou comment contenir l'urbanisation en Chine

août/sept. 2012

#Divers

Depuis des années, la Chine pratique moins une urbanisation forcée qu’une urbanisation contrôlée qui distingue l’urbain et le rural. L’urbanisation est en effet une nécessité qu’il faut contrôler en imposant un permis (permettant de bénéficier des services urbains et sociaux) qui est distribué au compte-gouttes aux migrants indispensables aux industries manufacturières et relégués à la périphérie des agglomérations. Cette urbanisation est en grande partie alimentée par une migration interne qui représente 17 % de la population chinoise (1, 3 milliard de personnes).

La population migrante est bigarrée : elle est composée de migrants urbains (qui vont d’une ville à l’autre, d’une petite ville à une grande ville) et de migrants ruraux, une main-d’œuvre dont l’exode est massif (en mars 2010, le Bureau national des statistiques estimait le nombre total des migrants ruraux à 229, 8 millions à la fin de 20091). Ne disposant pas de la carte de résidence urbaine (le hukou), les migrants ruraux ne bénéficient ni de véritables contrats de travail, ni des prestations réservées aux résidents urbains. Une étude portant sur les emplois et revenus de trois fractions de la population (résidents urbains, migrants urbains et migrants ruraux) de quatre gran

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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