Dans le même numéro

Positions – Attentes démocratiques : la double leçon de l'Égypte et du Brésil

août/sept. 2013

#Divers

Le deuxième acte de la Révolution égyptienne, la destitution par l’armée du premier président sorti des urnes, a débuté le 3 juillet 2013 après des rassemblements monstres place Tahrir au Caire et dans d’autres villes d’Égypte. Mais en dépit de l’enthousiasme d’un peuple désireux de se libérer de la tutelle d’un président qui n’a pas respecté son contrat, en dépit des discours rassurants affirmant que l’armée s’était mise au service du peuple, il a fallu convenir après le « massacre » de cinquante « frères » cinq jours plus tard que ce deuxième acte passait par un encadrement militaire guère pacifique du processus démocratique.

Pour saisir les raisons de ce climat de violence, arrêtons-nous sur l’implication des divers acteurs en présence. Le soulèvement populaire tout d’abord : depuis février 2011, il est symbolisé par les événements successifs se déroulant place Tahrir et il a été dynamisé depuis quelques mois par l’action du mouvement Tammarod (Rébellion) qui a recueilli vingt millions de signatures anti-Morsi. Mais ce « groupe en fusion » souffre depuis l’origine des mêmes maux : fortes divisions politiques, culturelles, voire religieuses entre les nassériens, les

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

Dans le même numéro

Cumul des mandats, crise du militantisme: le risque oligarchique

Les partis, au service de qui?

Les nouvelles aspirations démocratiques: participation, délibération, démocratie directe