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Positions : Le grand bazar des commentateurs politiques

novembre 2011

#Divers

Avec le peu de modération qui est sa marque de fabrique, Jean-François Copé, le patron de l’Ump, présidentiable en puissance et à vie, a parlé à propos des primaires organisées par le Parti socialiste d’un hold-up médiatique, après avoir craint un fichage généralisé. S’il doit jalouser ce hold-up en son for intérieur, il devrait quand même se demander pourquoi il n’a pas été question d’imaginer une primaire à l’Ump ; Nicolas Sarkozy ne lui a-t-il encore rien expliqué ?

Mais voyons d’un peu plus près ce qui s’est passé au cours de ces primaires : même si l’on peut regretter que les primaires renforcent le présidentialisme à la française1, au sens où le pays, qui ne connaît que le rythme présidentiel et regrette ad nauseam les deux seuls présidents ayant vraiment occupé la fonction (De Gaulle et Mitterrand), est inapte à aborder les transformations autrement que par le haut de l’État (voir l’éditorial sur le Sénat), la primaire aura au moins permis de saisir le déséquilibre croissant qui s’installe entre la vie politique et le commentaire politique permanent. Le débat entre les postulants l’a en effet largement emporté sur la nébuleuse de commentateurs « en direct », condamnés à répéter autrement ce qui venait d’être dit. Qui regrettera d’

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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