Dans le même numéro

Stéphane Guillon et la scène : peut mieux faire !

juillet 2009

#Divers

Il y a deux Guillon : le Guillon du matin sur France-Inter et le Guillon du soir chez Denisot à Canal + ou encore ailleurs. Mais, surtout, il y a un Guillon de la télé et de la radio et un Guillon de la scène. Il y a donc le Guillon qui balance des noms propres dont il a fait un dictionnaire et vise le milieu de la télévision, le monde des médias, bref le pouvoir de la représentation (qui est plus médiatique que politique, on le sait1). Il y a un Guillon du bêtisier, un Guillon « facile », de son propre aveu, puisqu’il suffit d’écouter les bêtises et de faire confiance à l’imbécillité des people :

Francis Lalanne... Y’a l’embarras du choix, chaque interview est un bêtisier. Tu les recopies, t’as un one-man-show.

Ce Guillon, j’en ai déjà parlé dans une première note où j’ai essayé de montrer qu’il tenait une place décisive, comme la plupart des humoristes de télé ou de radio, dans un dispositif en panne de journalisme2. Et il y a le Guillon qui monte rituellement sur scène (au Palais des glaces à Paris en 2006-2007 puis en tournée avec En avant la musique) où, à côté du comique people qui se veut politique, il propose

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

Dans le même numéro

L'imaginaire pirate de la mondialisation
Anthropologie de la flibuste et théologie radicale protestante
Pirates en réseau : détournement, prédation et exigence de justice