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Position – L'ouverture des données publiques : les risques d'une bonne idée

Dépenses de la sécurité sociale, résultat des élections, chiffres de la délinquance, fiscalité locale : l’ouverture des données publiques crée des possibilités inédites, porteuses de progrès démocratique et de renouveau économique. Mais elle comporte aussi des risques encore informulés.

La capacité d’opérateurs comme Google à analyser des masses gigantesques de données numériques amène certes à relativiser la valeur des données publiques. Sur nombre de sujets, de l’épidémiologie à la délinquance, les données incomplètes et mal structurées qui transitent chaque seconde sur l’internet permettent déjà de construire une représentation très précise de la réalité, et de le faire en temps réel. Mais les données publiques ont une qualité particulière, du fait des procédures de recueil et de leur formalisation a priori. Nous parlons bien sûr de données qui ne sont ni personnelles, ni nominatives, ni sensibles pour la sécurité mais dont l’ouverture au public reste sensible, car si l’on accepte volontiers un certain monopole de l’État sur des données utiles à son action, que peut-il se passer avec une large dissémination ?

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Richard Robert

Historien des idées, il a enseigné à la Sorbonne et à Sciences Po. 

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