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La gauche israélienne et l'espoir social-libéral

octobre 2017

#Divers

Le 11 mai 1982, dans les pages du quotidien Haaretz, le jeune Yossi Beilin signe une tribune « Pour un front social-libéral ». Étoile montante d’une gauche israélienne dans l’opposition depuis 1977, il préconise de tendre la main au centre-droit, en enjambant les éléments de gauche les moins ouverts au processus de paix. Dans les années qui suivent, épaulé par un groupe de jeunes militants ambitieux, Yossi Beilin luttera pied à pied contre l’appareil du Parti travailliste, tenu par le principal syndicat du pays, et menacera à intervalles réguliers de quitter le vieux HaAvoda pour fonder une nouvelle formation inspirée du Parti démocrate américain. Ce projet ne verra jamais le jour, et malgré des victoires symboliques sur l’establishment travailliste, Yossi Beilin et sa bande seront absorbés par la machine du parti au seuil des années 1990. Plus de trente ans et quelques processus de paix plus tard, la gauche israélienne est toujours écartelée entre un pan libéral et un pan social-démocrate. La primaire du Parti travailliste, organisée en juillet dernier, aurait pu être le théâtre d’une clarification historique, mais une fois encore, l’occasion fut manquée.

L’enlisement travailliste

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Steve Jourdin

Journaliste, doctorant à l'École des hautes études en sciences sociales. 

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