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Des tours contre la ville

février 2012

#Divers

Manhattan, Hong Kong, Shanghai, Dubaï... sont de grandes métropoles qui comptent de nombreuses tours. Londres, Barcelone, Francfort, Paris... n’ont, elles, que quelques tours, plus ou moins intégrées au paysage urbain et reliées aux lieux publics. Un lobby pro-tour, particulièrement actif dans les médias, veut faire croire qu’une ville sans tours serait condamnée à mourir, qu’elle n’attirerait ni touristes ni investisseurs. Que faut-il en penser?

Nicolas Sarkozy, avant même de devenir président de la République, a prôné la construction de tours, d’abord à la Défense, dans son fief du 92, puis pour le Grand Paris, à la satisfaction des quatre majors du Btp (Bouygues, Vinci, Eiffage et Spie Batignolles) et d’une poignée de starchitectes, toujours complaisants avec l’Autorité, à la manière de Le Corbusier... De leur côté, le maire de Paris et son adjointe à l’urbanisme sont devenus fans des tours, pour la simple raison que cela fait plus «moderne»! Paris et sa proche banlieue comptent soixante-huit tours de 100 m de haut et plus (trente-trois à la Défense, dix-sept dans le 13e arrondissement, près des portes de Choisy, d’Ivry et d’Italie, celles du Front de Seine, la tour Montparnasse qui culmine à 200 m

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Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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