Le plaisir comme rêve d'intensité

La violente urgence du désir, puis son effacement dans le cadre de la vie conjugale, doivent être interprétés selon la construction sociale des distinctions de genre et des discours savants sur la sexualité. La volonté de jouir « toujours plus », désormais signe de l’intensité de la vie et non plus condamnée, fait pourtant coïncider la sexualité et la cruauté dans la possession (du corps) de l’autre.


« Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, chagrin d’amour dure toute la1… » Cette phrase chantée est presque une maxime : c’est le moment qui est la forme d’historicité du bonheur amoureux, au cœur duquel brille l’instant du plaisir, encore plus bref. En revanche, la suite est longue des regrets ou des remords. Même si le voluptueux désespéré s’écrie : « Mais qu’importe l’éternité de la damnation pour celui qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance2  !  », son infini d’une seconde n’est qu’un point dans la ligne du temps, une faille, une césure, une violente discontinuité. La « fête intérieure3 » explose dans cette diagonale qui échappe à la durée. Le temps discontinu de la révolte reste en dehors du récit de la révolution, car le moment exceptionnel du soulèvement4, son intensité éprouvée, qui touche au corps comme au sacré, est impossible à prendre en compte dans le récit historien. Il y a la même distance de discordance des temps (et du sens de ce qui s’y passe) entre révolte et révolution qu’entre plaisir sexuel et histoire d’amour.

Le temps du plaisir

Pour l’ethnologue du contemporain qui répond à « un appel que l’époque nous lance par son obscurité5 » et qui tente de saisir ce qui se pense collectivement de la façon la moins réfléchie, les chansons, les blagues et les séries télévisées qui font succès diffusent un nuage d’évidences. Voici celle qui concerne notre sujet : le « temps des cerises » ne dure pas.

Ainsi, deux histoires dites « drôles » mettent en lien plaisir sexuel et temporalité. La première : un sexologue fait une conférence et demande à quelle fréquence ses auditeurs font l’amour : une fois par semaine, par mois, par an ? Un seul lève la main avec euphorie lorsqu’il s’agit du rythme trépidant annuel. Le conférencier lui demande : « Mais pourquoi êtes-vous si réjoui alors qu’une fois l’an est un triste record ? – Parce que c’est aujourd’hui !  » La seconde : deux jeunes garnements discutent : « Je te dis que Mémé fait le loup ! – Non !  ? – Si, tu vas voir… – Mémé, depuis combien de temps tu n’as pas fait l’amour ? – Ouuuh… »

L’idée du plaisir bientôt – « c’est aujourd’hui !  » – est non seulement réjouissante pour le héros de la première blague, mais aussi un peu « psychotrope », en ce sens que cette perspective rapprochée lui fait oublier la longue année d’abstention. Qu’importe demain si c’est ce soir ! Le plaisir sexuel est urgent, non métaphorique, il n’a de charme que s’il a des chances d’arriver, dans pas trop longtemps et « pour de vrai ». Son anticipation est « excitante », et cette excitation est à la fois « nerveuse » dans le sens des romans du xixe siècle : « les nerfs » sont une puissante structure organique électrique qui fabrique l’unité du corps et de l’imagination dans l’« énervement » du désir – et fantasmatique – hantée de scènes répétées en boucle, où le héros, l’héroïne en sueur « se font du cinéma sur l’écran noir de leurs nuits blanches6 ».

À l’inverse, la mémé de la seconde blague hurle avec pudeur mais sans pruderie, dans un grand cri de vieille louve trop humaine, proche du rire qu’il déchaîne et dénué de tout regret ou pathos, un oubli de la dernière fois. C’était il y a trop longtemps ! Elle a oublié et l’oubli de cet oubli la fait rire. Dans cette nuit des temps qui refroidit tout surgissement des ivresses fauves de la jeunesse, l’absence de ce fameux plaisir sexuel est frappée elle-même de disparition. Il s’agit bien de ce plaisir « de surcroît » dont parle la psychanalyse après Aristote, qui n’est pas de même nature que celui de boire de l’eau quand on a soif et que l’on peut feindre d’avoir oublié. Ce fameux plaisir si intense, si urgent, la mémé de notre histoire, elle rit de l’avoir oublié, en face de ses petits-enfants. Sans doute ne l’a-t-elle pas oublié, cette coquine, digne grand-mère de ces deux drôles, mais ce plaisir est situé ailleurs, dans une ligne de vie en pointillé. Le souvenir du plaisir sexuel jadis éprouvé, où loge-t-il ? En dehors de la phrase, dans le clivage d’un moment séparé, tout au fond de l’histoire d’amour, dans son mitan différent, dont on ne s’approche pas avec des phrases plates.

Le plaisir sexuel en tant qu’événement assez particulier est ce qui n’entre pas dans une sage biographie rétrospective. Il ne se donne à imaginer que dans le présent de l’urgence, quand le désir taraude. « Je suis en permanence comme sur un cheval au galop7.  » La violence du désir donne des coups de sabots, elle rue dans le ventre et tape sur la tête. Rien ne peut combler le désir sexuel en manque, sa tension douloureuse – excepté l’étrange et charitable « veuve poignet », en deuil dans sa frénésie. L’urgence du désir de plaisir pourrait rester confinée à son histoire ponctuelle de réalisation possible et de masturbation trop énervée. Mais il y a la question de l’amour, dont les chansons, les blagues et les proverbes prédisent la mauvaise fin. Le lien entre plaisir et amour semble évident dans une première phase : l’amour déchaîne le désir. Une phrase de La Fontaine pourrait suffire à clore le débat pragmatique : « Aimer sans foutre est peu de chose, mais foutre sans aimer n’est rien8  », pendant que les romans en déploieraient depuis le xviie siècle toutes les variantes imaginables. Mais « les histoires d’amour finissent mal en général9 ».

Elle l’aime, lui non plus

Le succès culturel populaire de la question de l’« amour », plus ou moins sexuel, dessine une sorte de « prédiction » dans son cliché, quant à son rapport au temps : la violence du désir une fois couronné, assouvi, s’use et cette fatigue éteint progressivement les flammes de la passion dans une tragédie vécue différemment selon le sexe. Les femmes qui se sont « données » hors mariage après avoir crié ce « non !  » particulier – « Sa bouche dit “non !”, mais son corps dit “oui !”10 » –, entendu par l’homme pendant l’assaut, une fois « rendues », « prises », « possédées », « s’attachent » dans le lien d’appartenance sexuelle tissé dans la durée. L’homme, lui, commence le cycle de la satiété à l’ennui, et la réussite même de la liaison ouvre la voie du détachement amoureux. Elle l’aime, mais « lui non plus11 ».

La pratique de la sexualité comme lien d’attachement des femmes et début de la fin de la passion masculine est un puissant paradigme d’époque, né de celui, ancien et plus cruel, où la femme qui se donne hors mariage sera abandonnée et où la condamnation est morale, religieuse, sociale et finalement politique. Nous sommes alors loin des chansons : les effets en termes de surmortalité féminine lors des avortements clandestins, les effets démographiques, avec les migrations en ville des femmes illégitimement enceintes, les effets sociaux, avec la bascule dans la prostitution des « filles perdues » et donc chassées de leur emploi, les effets psychologiques sur plusieurs générations, avec des enfants stigmatisés comme « bâtards », se conjuguent pour produire en chaîne des violences et des douleurs peu visibles, masquées par la domination masculine.

Dans le roman de Zola, la Faute de l’abbé Mouret (1875), on peut lire une première évolution dans le statut moral de l’acte sexuel, mais toujours dans une forte dissymétrie de genre : le jeune curé qui « faute » va, à la fin du roman, se repentir et survivre sans opprobre ni problème, mais l’héroïne, femme/enfant animalisée, fleur sensuelle d’un jardin d’Éden sauvage, va mourir d’amour pour lui. Il y a comme une tentation pour un ego masculin écrivain de penser l’acte sexuel comme une telle possession définitive que seule la mort peut rivaliser. L’écrivain tue ou rend folles ses personnages d’amantes.

Si le tabou de la virginité féminine s’est effondré au cours de la seconde moitié du xxe siècle, la dissymétrie entre homme et femme en face de l’« amour » reste puissante dans les stéréotypes chantés : c’est plutôt lui qui se lasse avec l’usage, et c’est la « bourgeoise » qui se « laisse aller » dans la conjugalité, c’est elle qui a « les bas qui plissent », qui grossit et devient moche, mégère à force d’être ménagère. L’homme risque beaucoup moins cette dégringolade.

Dans cette dramaturgie du récit culturel dominant sur la sexualité humaine, il y a une contradiction prévisible entre le temps court d’une sexualité intense appelée « passion » et le moyen terme d’une conjugalité qui « tue l’amour », enferme le réel compliqué des rencontres et des amours dans des schémas figés. Le rêve d’intensité en quoi constitue la promesse de plaisir sexuel est chèrement payé par son destin mortel programmé : c’est au moment où il arrive à bon port qu’il fait naufrage.

Un droit au plaisir ?

La discipline la plus investie dans la reconfiguration culturelle du champ de la sexualité est la psychanalyse, par la diffusion de ses énoncés au sein de la culture collective en pleine évolution au cours du xxe siècle sur la question des « mœurs ». Le plaisir, moins troublant que l’abyssale « jouissance », est devenu une norme plus qu’un danger : dans les années 1980, selon les écoles psychanalytiques, le « plaisir » – but « à atteindre » à la fois sacré et sérieux – ou la « jouissance » – extatique, en perdition, quand le cri de la « petite mort » porte une fin du monde – était plus ou moins investi comme expérience irréductible et déterminante du sujet.

Cette évolution avait commencé avec les penseurs des Lumières. Au milieu du xviiie siècle, le célèbre médecin suisse Tissot condamnait médicalement l’« onanisme » (comme source de pathologies), mais valorisait l’acte sexuel comme nécessaire à la santé12. Il a été lu et cité par les encyclopédistes français contre les dévots hypocrites. Le plaisir sexuel est devenu non seulement un besoin, mais un droit : il n’est plus le chemin du péché et du vice, mais la condition de la bonne santé mentale et physique. Et surtout, désenclavés de la question de la reproduction, plaisir et jouissance deviennent des buts en soi, dont les explosions restent ponctuelles. Une tradition « gaillarde » de chansons populaires, dont l’œuvre de Rabelais, se retrouve alors de plus en plus légitimée par la pensée scientifique des xixe et xxe siècles.

Le débat sur les travaux de Margaret Mead sur la liberté sexuelle de la jeunesse des îles Samoa13 est significatif : la sexualité hors mariage, acceptée et harmonieuse produisait, selon elle, une pacification des désordres de la jeunesse, désordres qui semblaient caractériser la situation aux États-Unis. Comme si la sexualité libre était l’une des clés de l’harmonie sociale. L’idée que la sexualité non entravée soit un facteur de bonheur collectif était puissante, surtout pour les élites intellectuelles entre les deux guerres, au sein d’une société dont la culture « puritaine » pèse surtout sur la « vertu » des filles.

Françoise Héritier a souvent affirmé que la « libération des femmes » au cours du xxe siècle constituait une exception historique dans le monde occidentalisé14. La transmission de la filiation de père en fils reposait sur la maîtrise de la sexualité féminine, vouée à la reproduction dans le mariage. La sexualité féminine s’est défaite de ce lien obligé avec la reproduction, au cours d’un long processus social et culturel qui a permis un accès non criminalisé aux « funestes secrets » de la contraception, puis à l’avortement licite et médicalement assisté. En même temps, la condition féminine s’ouvrait aux études, à de nombreux métiers et au partage de l’espace social, économique et politique. Cette libération pose un « droit au plaisir » pour les deux sexes.

En ce début du xxe siècle, il semble que le poids d’un grave péché ait cessé de plomber le septième ciel des ébats de tous les sexes, en principe15. Surtout depuis Mai 68, les jeunes filles se retrouvent en situation d’avoir à respecter la norme prégnante de ne pas être trop longtemps vierge – honte absolue, signe de ratage, de nullité, de laideur, de navrante solitude – et de vivre une sexualité intense et libérée. En même temps, non seulement les risques de grossesse pèsent toujours sur elles plus que sur eux, mais aussi la honte reste encore forte dans les familles populaires, dans les cours de collèges des « quartiers » comme dans ceux du 16e arrondissement, de dévaluation identitaire en cas de sexualité féminine débridée et désaffiliée de l’« amour ». Alors que les garçons sont toujours dans l’obligation d’accomplir leur devoir de virilité quand l’occasion se présente, les filles restent partagées face au « devoir » d’accomplir ce dont elles redoutent encore les conséquences en termes de grossesse et de honte. On observe une même dissociation perturbante pour les jeunes homosexuel.le.s qui se savent à la fois « libres » juridiquement et moralement, mais encore trop souvent condamné.e.s dans la réalité. La question du plaisir sexuel et de l’exercice de la sexualité comporte une énigme dans son accomplissement même.

La cruauté, comble du désir

Revenons à l’instant ponctuel du « jouir »  : il n’y a pas, au centre de ce point extatique qui s’ouvre sur un blanc aveuglant, un au-delà de la jouissance. La violence du plaisir, vertige « vers le haut », clôt le parcours sensuel comme un point termine une phrase. Seul le recommencement à la ligne est une suite… Remettre ça. Et le « toujours plus », la recherche du « plus loin », semble rencontrer de façon étrange et terrible la cruauté du « faire mal » dissymétrique, où le corps de la femme, ou tout corps « objet » de l’assaut viril, devient la victime d’autant plus excitante qu’elle est innocente, candide et « pure ». « La beauté importe au premier chef en ce que la laideur ne peut être souillée, et que l’essence de l’érotisme est la souillure16. »

La pure répétition du faire l’amour « à la papa » dans une seule position devient fade. Les orgies, les diverses pratiques pornographiques – immondes quand le voyeur est froid et abominablement excitantes quand le désir laboure son ventre – montrent cette dérive systémique en direction du geste cruel : ludique avant d’être épouvantable. Le féminin et le masculin, au sens du stéréotype et non du genre, ne sont pas à égalité dans cette dérive : les jeunes filles chantent des mots qui massacrent leur corps dans les bus des grandes écoles et le joyeux militaire hurle la joie du phallus en érection pendant que les cadavres des corps possédés s’accumulent. « Qui n’encule pas n’est pas un homme17. »

L’une des premières difficultés du féminisme est cette aporie, entre le devoir de liberté sexuelle dénuée de tout « puritanisme » (injure des séducteurs de l’époque) et celui d’égalité dans la dignité humaine. La libération de la sexualité féminine, à son comble, va alors dans le sens de l’esclavage, jusqu’au massacre du corps, féminisé quel que soit son sexe, devenu seulement un zéro, une béance, le siège de latrines ravagées. Dans les orgies, les adultes consentants s’en tirent avec l’idée de contrat.

La libération du plaisir sexuel laisse donc ouvert le travail sur le lien entre sexualité et cruauté. Pourquoi le langage des injures dans les rues emprunte-t-il les mots de la sexualité humaine ? Autant le neutre « merde » (jadis « bran ») ne stigmatise qu’une digestion sans sexe, le succès transculturel des injures « pute » et « enculé » est à interroger. Comment le comble du désir amoureux, à savoir l’urgence de l’union sexuelle, peut-il être aussi la trouvaille de la cruauté mortifère ? De même que le sourire est la suite évolutive, à signe renversé, de la grimace de haine du mammifère qui montre ses dents, de même la sexualité humaine, intrusive et bouleversante, « ferait la haine », en ce sens qu’elle opère le saccage du corps de l’autre. La clé est sans doute dans cette notion de « possession »  : l’amoureux « je suis à toi » use du même verbe que le haineux « je t’ai eu ! je t’ai baisé !  »

Le cri de la vie

Au cours du xxe siècle, dans le monde occidentalisé, on constate un renversement des valeurs attribuées au plaisir sexuel. Dans les sociétés dites « traditionnelles », l’acte sexuel illégitime, orienté vers le plaisir plus que vers la reproduction, était condamné comme une souillure pour les femmes (et secondairement pour les hommes de sa famille, obligés de « laver la tache » faite à leur honneur). Le plaisir sexuel a petit à petit été réinterprété comme signe de liberté de l’individu, de bonne santé psychique, de l’intensité d’une « forme de vie ».

L’idée de « forme de vie » prend à rebours la construction architecturale de la personne humaine et de ses trajectoires de vies : quelles que soient les causes d’une biographie, la littérature ou le film documentaire font surgir le tragique poétique et politique du fait d’être né ici, à tel moment, et d’être emporté vers l’avant, en prise avec le monde18. Une forme de vie est toujours le chemin d’une résistance à la vie laide, abîmée, dévastée. Elle permet de comprendre le destin d’une vie depuis le premier cri poussé à la naissance, irruption dans le monde d’un désir humain et fou de vivre une vie qui soit la plus « belle », la plus « vraie », la plus « intense », donc égale, quels que soient les rêves de l’époque : pour nous, courir nu sur une plage, foncer cheveux au vent dans une voiture de course, galoper à cheval à travers une vaste prairie, s’enrouler dans l’ascenseur… Le rêve de « vivre vraiment », l’aspiration première d’une vie « valant la peine d’être vécue », est partagé par toute conscience éveillée. Dans notre culture, ce n’est pas seulement une trajectoire sociale et économique ascendante, mais aussi un beau corps doré, mince pour les femmes, musculeux pour les hommes, libre dans ses aventures sexuelles et amoureuses, qui multiplient orgasmes et disputes. Notre rêve de sexualité est norme, but et preuve de la vie. En sont exclus les socialement laids, qui doivent penser l’extension du domaine de la lutte pour l’accès à la sexualité19.

Les rencontres et les jouissances sexuelles, attendues et prescrites culturellement, sont au cœur de toute forme de vie rêvée les yeux ouverts. Le premier cri continue d’être silencieusement hurlé toute la vie. La jouissance sexuelle, comme possibilité d’atteindre un état de conscience modifié et paradoxal, où s’illumine ce qui disparaît à la vue, où se court-circuitent les feux électriques et les inondations psychiques et physiologiques, et dont les électrodes neurocognitives donneront leurs clés de compréhension à la sortie du lit, se retrouve investie, dans l’obscurité du contemporain, comme une réponse majeure et absolue à ce cri originel de l’humain des deux sexes.

  • 1.

    La Romance du chevrier (1784), paroles de Jean-Pierre Claris de Florian et musique de Jean-Paul-Égide Martini. Le refrain est, petit à petit, entré dans la mémoire collective en France, alors que le titre est oublié.

  • 2.

    Charles Baudelaire, « Le mauvais vitrier » (1864), dans le Spleen de Paris. Petits poèmes en prose, Paris, Gallimard, 2006.

  • 3.

    Furio Jesi, la Fête et la machine mythologique [1977], traduit par Fabien Vallos, préface de Giorgio Agamben, Paris, Mix, 2008.

  • 4.

    Au sens de Georges Didi-Huberman, dans son exposition « Soulèvements » au Jeu de Paume, Paris, 2016.

  • 5.

    Giorgio Agamben, Qu’est-ce que le contemporain ?, traduit par Maxime Rovère, Paris, Payot, 2008 : « Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau des ténèbres de son temps. »

  • 6.

    Le Cinéma (1962), paroles de Claude Nougaro et musique de Michel Legrand.

  • 7.

    Confidence d’un « addicté » au sexe.

  • 8.

    Jean de La Fontaine, Contes et nouvelles en vers, édité par Alain-Marie Bassy, Paris, Gallimard, 1982.

  • 9.

    Les Histoires d’A. (1986), par Fred Chichin et Catherine Ringer (les Rita Mitsouko).

  • 10.

    Phrase typique utilisée dans les romans d’amour industriels de la collection Harlequin.

  • 11.

    Je t’aime… moi non plus (1968), paroles et musique de Serge Gainsbourg.

  • 12.

    Samuel Auguste Tissot, l’Onanisme. Dissertation sur les maladies produites par la masturbation [1761], Paris, La Différence, 1998.

  • 13.

    Voir Margaret Mead, Mœurs et sexualité en Océanie [1928], traduit par Georges Chevassus, Paris, Terre Humaine, 1963 et Serge Tcherkézoff, le Mythe occidental de la sexualité polynésienne, 1928-1999. Margaret Mead, Derek Freeman et Samoa, Paris, Puf, 2001.

  • 14.

    Voir, par exemple, Françoise Héritier, Masculin féminin. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 2007.

  • 15.

    Voir Violette Morin et Joseph Majault, Un mythe moderne contre l’érotisme, Paris, Casterman, 1964.

  • 16.

    Georges Bataille, l’Érotisme [1957], Paris, Éditions de Minuit, 2011.

  • 17.

    Pierre l’Arétin, Sonnets luxurieux, traduit par Paul Larivaille et Alcide Bonneau, Paris, Payot & Rivages, 1996.

  • 18.

    Voir Marielle Macé, Styles. Critique de nos formes de vie, Paris, Gallimard, 2016 et « Formes de vie. Un secret de Polichinelle », Critique, no 836-837, 2017.

  • 19.

    Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, Paris, Maurice Nadeau, 1994.