Notes de lecture

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Les Marchandises émotionnelles. L’authenticité au temps du capitalisme sous la dir. de Eva Illouz

Après Happycratie[1], la sociologue Eva Illouz poursuit son entreprise de critique de l’effet du capitalisme néo­libéral sur nos émotions. Pour elle, «loin d’annoncer une disparition de l’émotionalité, la culture capitaliste s’est au contraire accompagnée d’une intensification sans précédent de la vie émotionnelle». Les émotions sont alors devenues des marchandises comme les autres. La recherche d’expériences «authentiques» devient hégémonique. Dans cet ouvrage, Eva Illouz entend ainsi «reformuler une théorie critique du capitalisme et de la subjectivité – une critique qui n’oublie pas qu’il n’y a pas de subjectivité susceptible d’échapper entièrement au capitalisme».

«Séjour tout compris – sauf le stress»: telle est la douce promesse faite par le Club-Med à ses clients. Créés après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces clubs de vacances se sont développés avec la démocratisation d’un tourisme destin

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Adrien Tallent

Etudiant en philosophie et à Grenoble Ecole de Management où il s’est spécialisé en géopolitique, Adrien Tallent a été Assistant de rédaction à la revue Esprit de septembre 2018 à février 2019. Il a également co-fondé le nouveau media en ligne Homo Gulliver.

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À mi-mandat du quinquennat d’Emmanuel Macron, le dossier diagnostique une crise de la représentation démocratique. Il analyse le rôle des réseaux sociaux, les mutations de l’incarnation politique et les nouvelles formes de mobilisation. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Luc Nancy sur l’Islam, Michael Walzer sur l’antisionisme et François Dubet sur la critique de la sélection.