Notes de lecture

Dans le même numéro

La violence et le mal sous la dir. d’Alain Caillé, Philippe Chanial et François Gauthier

octobre 2020

La dernière livraison de la Revue du MAUSS contient les actes d’une journée d’étude, le 16 mars 2019, sur le thème « Mauss, Girard et la violence », organisée par le Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales et l’Association des recherches mimétiques. Cette rencontre fut placée sous le signe, non de la rivalité, mais de la convivialité.

Pour pouvoir discuter, il faut un fonds commun. Il y d’abord l’anti-utilitarisme, dans un paysage des sciences sociales actuellement dominées par l’économie, qui met au centre l’intérêt. Mauss ne thématise pas la violence mais, comme le dit Alain Caillé, directeur du MAUSS, parce que le don « permet de sortir de la guerre pour basculer dans l’alliance, on ne peut pas penser le don sans la violence ». Et, pour Mauss comme pour Girard, l’énigme anthropologique du social ne peut être résolue qu’en allant chercher dans le plus lointain passé des faits, des « invariants » qui transcendent la diversité des cultures, tels le don et le sacrifice.

Cependant, les critiques des MAUSSiens à l’égard de la théorie mimétique sont parfois radicales. Philippe Chanial résume ainsi la théorie mimétique : «

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La Découverte/MAUSS, 2020
276 p. 26 €

Christine Orsini

Agrégée de philosophie et secrétaire générale de l'Association Recherches mimétiques, elle a contribué à René Girard et le problème du mal (Grasset, 1982) et au colloque de Cerisy "Autour de René Girard" en 1983.

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La crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 donne de la vigueur aux critiques de la démocratie. Alors que certains déplorent l’inertie de la loi et que d’autres remettent en cause les revendications sociales, le dossier, coordonné par Michaël Fœssel, répond en défendant la coopération, la confiance et la délibération collective. À lire aussi dans ce numéro : les régimes d’historicité, le dernier respirateur, le populisme américain et l’œuvre de Patrick Modiano.