Notes de lecture

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Court vêtue de Marie Gauthier

mai 2019

Dans ce premier roman, Marie Gauthier, à travers son héroïne et son amoureux transi, sort des affres de la bourgeoisie vers une vie plus sauvage et forestière. Le «voyeur» de l’héroïne est, comme cette dernière, en échec scolaire. Mais devenir cantonnier lui suffit. D’autant que le cantonnier qui le prend comme apprenti et le reçoit chez lui est père d’une fille, Gil, qui mange la vie par les deux bouts. Devant ses charmes, les mâles sont vite en rut et peu importent les différences générationnelles. Gil ne s’en soucie guère : à la sortie de l’adolescence, elle pourrait tomber en bovarysme dans son petit village. Mais du genre effronté, elle a du cœur au ventre. De nuit comme de jour, elle s’éprend facilement, ne trouvant aucun mal à se faire du bien avec des hommes qui ne la méprisent pas pour autant. L’apprenti n’est pas éconduit, mais il est trop timide. Gil demeure interdite face à celui qu’elle ne peut nommer que «le garçon». Et ce, avant qu’il n’apprenne qu’on peut mourir à l’aube, de manière douce, lorsque la vie mord au ventre. Ce premier roman est celui de l’apprentissage, de la d&ea

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Gallimard, 2019
112 p. 12 €

Jean-Paul Gavard-Perret

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Loin d’être neutres, les entreprises technologiques de la Silicon Valley portent un véritable projet politique. Pour les auteurs de ce dossier, coordonné par Emmanuel Alloa et Jean-Baptiste Soufron, il consiste en une réinterprétation de l’idéal égalitaire, qui fait abstraction des singularités et produit de nouvelles formes d’exclusions. Ce projet favorise un capitalisme de la surveillance et son armée de travailleurs flexibles. À lire aussi dans ce numéro : perspectives, faux-semblants et idées reçues sur l’Europe, le génocide interminable des Tutsi du Rwanda et un entretien avec Joël Pommerat.