Notes de lecture

Dans le même numéro

Moi, qui que je sois de Mathieu Lindon

juil./août 2020

Mathieu Lindon commence par l’approche de l’odeur nauséabonde de l’héroïne dans ce qui tient au départ du roman d’amour ou du conte de fée, mais avec beaucoup d’humour. Il glisse dans les parties suivantes dans le roman policier puis érotique et offre une synthèse dans le dernier moment du livre. Manière pour l’auteur d’offrir une certaine espérance puisque le futur est le lieu «où tout peut changer». Néanmoins, comme tout horizon, cet espace reste mobile et par essence inaccessible. L’auteur ne se préoccupe pas du sien (c’est le privilège de l’âge…). Mais son corps – comme celui de l’autre – existe encore et toujours. Lindon tente d’en apaiser l’utopie comme l’illusion du miroir. Le sexe et la jouissance sont présents même si le membre reste le plus souvent «inutile». L’auteur s’en amuse en évoquant un «membre à plein temps pour usage saisonnier». Il s’agit en quelque sorte de «faire de son cul une œuvre d’art». C’est périlleux, mais l’auteur s’a

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
P.O.L, 2020
400 p. 21 €

Jean-Paul Gavard-Perret

Dans le même numéro

Ce dossier coordonné par Jean Godefroy Bidima et Antoine Garapon fait entendre les voix multiples de l’Afrique. Depuis leur perspective propre, ces voix africaines débordent la question postcoloniale et invitent au dialogue ; elles participent à la construction d'une commune humanité autour d’un projet de respect de la vie. À lire aussi dans ce numéro double : la participation dans le travail social, les analogies historiques de la pandémie, les gestes barrières face aux catastrophes écologiques, l’antiracisme aux États-Unis et l’esprit européen de Stefan Zweig.