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Notes de lecture

Dans le même numéro

La République islamique d’Iran vue de l’intérieur de Marie Ladier-Fouladi

mars 2021

Cette analyse de la politique iranienne se concentre moins sur la politique étrangère iranienne et l’accord nucléaire que sur la nature de la société iranienne, à travers l’étude de son évolution démographique et des mouvements erratiques de sa société civile. Marie Ladier-Fouladi tente d’examiner avec acuité et précision le processus de radicalisation du régime islamique en Iran, depuis que les élections truquées de juin 2009 ont consolidé la domination des Gardiens de la Révolution dans la politique iranienne et clarifié le rôle hégémonique du régime théocratique de l’Iran au Moyen-Orient. Selon l’autrice, la révolution iranienne de 1978-1979 a contribué à une transformation rapide de la société iranienne. Par exemple, bien que l’âge légal du mariage ait été abaissé, après quarante ans d’existence d’un État théocratique, l’âge moyen du premier mariage est passé de 19, 7 ans en 1976 à 24 ans en 2016. De plus, les progrès éducatifs des jeunes femmes iraniennes ont intensifié le processus de sécularisation en Iran. Enfin, la démocratisation de l’espace familial a encouragé le dialogue des jeunes femmes iraniennes avec l’État. La victoire de Khatami aux élections présidentielles iraniennes de 1997 avec 80 % des voix a changé l’image stéréotypée de la société civile iranienne dans l’opinion publique mondiale. Néanmoins, il a fallu attendre le « Mouvement vert » de 2009 pour observer une véritable remise en question de la nature absolutiste du régime islamique en Iran. L’élect

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Éditions du Croquant, 2020
176 p. 15 €

Ramin Jahanbegloo

Directeur du Centre Mahatma Gandhi pour la Paix à l'O.P. Jindal Global University (Inde), il est notamment l’auteur de The Gandhian Moment (Harvard University Press, 2013).

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On oppose souvent science et croyance, comme si ces deux régimes de discours n’avaient rien de commun. Pourtant, l’expérience nous apprend que c’est généralement quand l’un des deux fait défaut que l’autre subit une crise. Dans le contexte pandémique actuel, l’incapacité des experts et des gouvernants à rendre compte dans l’espace public des conditions selon lesquelles s’élaborent les vérités scientifiques, aussi bien qu’à reconnaître la part de ce que nous ne savions pas, a fini par rendre suspecte toute parole d’autorité et par faciliter la circulation et l’adhésion aux théories les plus fumeuses. Comment s’articulent aujourd’hui les registres de la science et de la croyance ? C’est à cette question que s’attache le présent dossier, coordonné par le philosophe Camille Riquier, avec les contributions de Jean-Claude Eslin, Michaël Fœssel, Bernard Perret, Jean-Louis Schlegel, Isabelle Stengers. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Irak, les monopoles numériques, les enseignants et la laïcité, et l’écocritique.