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G. Brassens au Théâtre du Capitole à Toulouse, le 2 décembre 1963 (détail). Fonds André Cros (CC BY-SA 4.0)
Flux d'actualités

Brassens « à voix nue »

octobre 2021

Georges Brassens aurait eu cent ans ce 22 octobre. C'est l'occasion de revenir sur l'intemporel « style Brassens » : un authentique parlé-chanté, un texte à l'accent provocateur associé à l'exigence d'une belle langue, un art de la dissonance et de la transgression.

Une chanson, on y vient pour la musique, on y reste pour les paroles.

Alain Bashung

Le centième anniversaire de la naissance de Georges Brassens est l’occasion de célébrer une figure puissante et singulière de la chanson française : comme celle de ses pairs, Brel, Ferrat, Ferré, pour ne citer qu’eux, elle aura résisté aux différentes métamorphoses1qui ont scandé le paysage musical de ce genre dit mineur, depuis la chanson à texte des lendemains de la deuxième guerre, qu’elle aura magnifiquement illustrée, jusqu’à aujourd’hui où reprises et revisitations diverses, devenues elles-mêmes un nouveau genre, continuent de lui assurer une belle vitalité. D’où vient alors ce sentiment d’insatisfaction, voire de malaise, comme si Brassens continuait à la fois d’exister dans la mémoire nationale, celle en particulier qui peut encore revendiquer avec le chanteur une complicité générationnelle, directe ou indirecte, mais que nous n’étions plus en mesure d’en apprécier pleinement la précieuse, l’émouvante originalité ? Il y a certes ce constat que la voix de Brassens sur les ondes, ces dernières décennies, s’est faite de plus en plus  rare – comme se font rares d’autres voix illustres de la chanson française, y compris contemporaines – mais avec Brassens, et c’est sur ce point que nous voudrions insister, nous héritons d’un répertoire de chansons dont l’e

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Cécilia Suzzoni

Professeure honoraire de chaire supérieure au Lycée Henri IV, Cécilia Suzzoni est la fondatrice et présidente d'honneur de l'Association le latin dans les littératures européennes (ALLE). Elle a notamment dirigé, avec Hubert Aupettit, l'ouvrage Sans le latin (Fayard, 2012)