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L'Europe au pied du mur

par

Esprit

En décidant du retrait américain de l’accord nucléaire iranien, une semaine avant la date prévue pour l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, Donald Trump a confirmé, s’il en était encore besoin, que les États-Unis représentent désormais, sous sa présidence, un facteur de déstabilisation majeur, un obstacle à toute tentative de régler les conflits qui déchirent le Moyen-Orient et une menace pour l’ordre international.

Au caractère hasardeux de ses décisions s’ajoute encore une dose de provocation, par la mise en scène grotesque de sa signature du document de retrait, quand le message reçu, en Iran par exemple, est que la parole des États-Unis est désormais sans valeur ; ou par le choix de la date du déménagement de l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, au moment même où les Palestiniens commémorent les soixante-dix ans de la Nakba, la catastrophe intervenue en 1948, après la création d’Israël, quand leurs villages ont été détruits et qu’ils ont été contraints par milliers à l’exode. Des violences terribles ont alors ensanglanté la bande de Gaza, sans un mot de condamnation américain pour l’armée

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Esprit

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Nous sommes les témoins du retour de la clôture politique (fascismes, racismes, exclusions) et d’un discours qui réduit la société ouverte au marché. Dans ce contexte, il est urgent de relancer l’ouverture réelle, comme y invitent Camille Riquier et Frédéric Worms après Bergson, ainsi que les auteurs d’un riche abécédaire critique.