Lecture de poésie sur la place Maïakovki à Moscou
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Et le vent reprit ses tours... Vladimir Boukovski (1942-2019)

Malgré une part d’ombre, Vladimir Boukovski a mené un combat opiniâtre contre la répression psychiatrisée des dissidences et les formes de torture associées.

« Ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs » (Ecclésiaste 4.1)

Vladimir Boukovski, le plus connu des zek du camp Perm-36[1] est décédé d’un arrêt cardiaque le 27 octobre 2019 à Cambridge au Royaume-Uni, où il s’était installé après son bannissement d’Union soviétique en décembre 1976 lors d’un échange sous l’ère Brejnev à l’aéroport de Zurich avec Luis Corvalán, secrétaire général du Parti communiste chilien emprisonné par le régime Pinochet.

Fils d’un journaliste, l’adolescent Boukovski est expulsé de son école secondaire en 1959 pour la création et l’édition d’un samidzat[2] : il termine le cycle secondaire en cours du soir. Inscrit en biologie à l’université d’État de Moscou en 1960, il participe aux lectures publiques de poèmes organisées depuis 1958 au square Maïakovski : l’étudiant Boukovski est radié à l’automne 1961 pour avoir taxé l’organisation Komsomol des jeunesses communistes de

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