Parcours et engagements d’un endocrinologue : Étienne-Émile Baulieu (1926-2025)

Tout au long de sa carrière, qui l’a conduit des questions de contraception à celles du vieillissement, l’endocrinologue Étienne-Émile Baulieu (1926-2025) a défendu l’idée d’un progrès médical au service de l’émancipation humaine.


Décédé le 30 mai 2025 à l’âge de 98 ans, l’endocrinologue Étienne-Émile Baulieu, professeur émérite au Collège de France, était un chercheur de réputation mondiale, reconnu pour ses travaux sur les hormones stéroïdiennes et leurs antagonistes en biochimie de la reproduction. Il a aussi contribué significativement aux recherches sur les mécanismes du vieillissement, de la mémoire, de la dépression et de la maladie d’Alzheimer. Tout au long de sa carrière, il a défendu l’idée d’un progrès médical au service de l’émancipation humaine.

D’Étienne Blum à Étienne-Émile Baulieu

Né en 1926 à Strasbourg dans une vieille famille alsacienne d’obédience juive1, Étienne est le fils du médecin Léon Blum2 et de Thérèse Lion, avocate, agrégée d’anglais, pianiste et soutien des suffragettes. Orphelin de père à l’âge de 3 ans, il est emmené avec ses deux sœurs par la mère, « étouffée par l’Alsace », en région parisienne, où il est scolarisé au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine jusqu’en 1939, puis à Grenoble en zone libre, où il fréquente le lycée Champollion.

Avec des camarades de lycée, confronté aux persécutions antisémites dans une France sous occupation allemande, il commet des actes de désobéissance civile et distribue des tracts antinazis. En 1942, il s’engage dans la Résistance sous le pseudonyme d’Émile Baulieu au sein du Front patriotique de la jeunesse, organisation proche du Parti communiste. Échappant de peu à une arrestation après une livraison d’armes, il quitte Grenoble pour rejoindre des membres clandestins de la Résistance française à Chambéry. Sous les ordres du commandant Cachat, alias Bertrand, il intègre le bataillon Foges des Francs-tireurs et partisans (FTP) et, dès le 8 août 1944, participe à la libération de la vallée de la Tarentaise. En novembre 1944, le groupe FTP du Chablais auquel il appartient kidnappe à la prison d’Annecy le général Charles Marion, ex-préfet nommé en Haute-Savoie par le régime de Vichy, et le colonel de gendarmerie Georges Lelong, ex-intendant de police d’Annecy nommé par Joseph Darnand. Le premier est en instance de jugement, le second, condamné à mort pour avoir collaboré à la répression allemande du maquis des Glières, est susceptible de bénéficier d’un recours. Ils sont exécutés tous les deux le 16 novembre 1944 à la carrière de la Puya par le groupe FTP. Plus jeune membre du groupe, Émile Baulieu est dispensé de participer au peloton mais chargé de prendre des photos. Ayant déclaré que cette exécution sommaire pouvait être « justifiable » dans le contexte du drame des Glières, Émile Baulieu se déclare marqué par les « épisodes pénibles » dont il fut témoin à la Libération, en particulier la tonte infligée aux femmes accusées de collaboration.

Après en être resté membre pendant dix ans, Émile Baulieu rompt avec le Parti communiste français en 1956 suite à l’intervention en Hongrie des chars soviétiques pour réprimer le soulèvement du 23 octobre à Budapest, bien que le procès du « complot des blouses blanches » en 19533, suscité en sous-main par Staline, ait déjà pu contribuer à une première prise de conscience alors qu’il est interne en médecine.

Contributions à l’endocrinologie

À la fin de la seconde guerre mondiale, Étienne Blum doit utiliser le pseudonyme de sa carte d’identité falsifiée, y adjoignant son prénom pour s’inscrire à la faculté de médecine de Paris sous l’identité d’Étienne-Émile Baulieu, qu’il conservera par la suite. Il se jette alors dans les études de médecine : nommé interne des hôpitaux de Paris en 1952, il est docteur en médecine en 1955. Sur les conseils de son mentor, Max-Fernand Jayle, professeur de biochimie, il choisit de se spécialiser en endocrinologie. Assistant de Lucien de Gennes, endocrinologue à l’hôpital Broussais, Étienne-Émile Baulieu est nommé chef de clinique en endocrinologie à la faculté de médecine de Paris.

La première découverte importante d’Étienne-Émile Baulieu concerne la déhydroépiandrostérone (DHEA), une « pré-hormone » androgène. La DHEA joue un rôle clé dans la production de testostérone et d’œstrogènes : ainsi, son taux peut servir d’indicateur pour certaines maladies, comme l’insuffisance surrénale. À la recherche d’une technique de détection, certains scientifiques avaient essayé d’analyser les sécrétions des glandes surrénales, mais ce composé ne pouvait être extrait par un composant hydrophobe. Changeant de stratégie, Étienne-Émile Baulieu réussit à la mesurer en extrayant sa forme hydrosoluble, ce qui illustre certaines limites des modèles animaux utilisés en laboratoires puisque cette métabolisation apparaît spécifique à l’espèce humaine. Ainsi, analysant les sécrétions surrénales, Étienne-Émile Baulieu montre en 1959 que la DHEA est synthétisée par la glande surrénale, sous forme de sulfate de DHEA (SDHEA)4. Il est alors invité par Seymour Liberman, expert des stéroïdes en stage postdoctoral à l’université Columbia de New York5. Nommé maître de conférences en 1959, il est promu professeur de chimie biologique à Reims, Rouen, puis à la faculté de médecine de Paris en 1961.

À cette époque, il rencontre Gregory Pincus, le concepteur américain de la pilule contraceptive, venant d’être autorisée à la vente sur le marché américain, qui le convainc de s’intéresser aux hormones sexuelles : ils échangent sur la possibilité de bloquer l’implantation de l’ovule fécondée dans l’utérus par absorption d’anti-progestatif. Ce dernier lui propose de faire financer ces recherches sur la reproduction humaine par le biais de la Fondation Ford. Cependant, il préfère rentrer en France plutôt qu’accepter un poste aux États-Unis.

Après son doctorat ès sciences en 1963, il fonde, en collaboration avec Paul Robel6, l’unité de recherche sur le « métabolisme moléculaire et la physiopathologie des stéroïdes » (U33) de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qu’il dirige de 1963 à 1997 à l’hôpital Bicêtre du Val-de-Marne. Parallèlement, il enseigne la biochimie à l’université Paris-Sud de 1970 à 1993.

La contraception d’urgence des grossesses non désirées

En 1965, Étienne-Émile Baulieu devient conseiller scientifique de la firme pharmaceutique Roussel-Uclaf : grâce aux financements de la Fondation Ford, il teste les effets physiologiques des molécules de synthèse de Roussel-Uclaf, notamment de la mifépristone (RU 4867), stéroïde synthétique présentant un effet anti-progestatif démontré chez l’animal. Au retour d’un séjour à Calcutta où il est confronté aux difficultés extrêmes des mères mendiantes pour élever leurs enfants, il décide de proposer une solution au problème des grossesse non désirées : « À ce moment-là, j’ai décidé de défendre les femmes afin qu’elles puissent prendre leurs propres décisions concernant leur corps. Cela a donné un sens à ma vie de médecin et de chercheur. » Son protocole, proposé comme solution de remplacement à l’avortement par aspiration (responsable de nombreux décès à l’époque), utilise la mifépristone pour bloquer les récepteurs de la progestérone dans l’organisme, perturbant ainsi la phase initiale du processus de gestation, en combinaison avec le misoprostol, pour provoquer des contractions afin que l’utérus expulse ensuite l’embryon. Élu le 8 février 1982 à l’Académie des sciences, Étienne-Émile Baulieu y présente le 19 avril le résultat des travaux démontrant chez la femme l’efficacité et la sûreté de ce protocole médicamenteux8. Ces travaux reçoivent le soutien de l’Organisation mondiale de la santé en 1983.

Entretemps, Roussel-Uclaf passe sous le contrôle majoritaire du groupe pharmaceutique allemand Hoechst AG dont le directeur général, Wolfgang Hilger – catholique opposé à l’avortement redoutant l’impact négatif du débat médiatique suscité par la RU 486, subordonne la demande d’autorisation de mise sur le marché à l’existence d’une réglementation légale et d’une infrastructure médicale pour les interruptions de grossesse pour le pays concerné. Ainsi, face aux oppositions religieuses et politiques, Roussel-Uclaf renonce en 1988 à l’autorisation de mise sur le marché du RU 486 qu’elle vient d’obtenir en France. Cependant, sous la pression du ministre de la Santé Claude Evin, déclarant cette molécule « la propriété morale des femmes, pas seulement la propriété de la société pharmaceutique », Roussel-Uclaf revient sur cet abandon pour finalement exploiter le RU 486. En 1989, Étienne-Émile Baulieu est distingué par le prix Albert et Mary Lasker, la plus prestigieuse récompense en recherche médicale clinique aux États-Unis, pour la mise au point de cette contraception d’urgence qui évite aux femmes une chirurgie invasive et une intervention coûteuse en milieu hospitalier, leur offrant une interruption médicamenteuse de grossesse dont la discrétion protège l’indépendance de leur décision.

En 1990, il relate les péripéties, avancées et déboires autour de la mise au point de la RU 486 dans un ouvrage de vulgarisation, intitulé Génération pilule, où il met en perspective découverte scientifique, application médicale et impact social9. Reconnaissance des pairs, Étienne-Émile Baulieu est élu en 1993 professeur titulaire de la chaire « Fondements et principes de la reproduction humaine » au Collège de France, chaire qu’il occupe jusqu’en 1997. En collaboration avec l’anthropologue Françoise Héritier-Augé et le démographe Henri Leridon, il codirige un ouvrage collectif, intitulé Contraception : contrainte ou liberté ?, qui fait le point en 1999 sur les multiples dimensions de la contraception, aussi bien sociales que psychologiques, scientifiques, juridiques ou éthiques10.

Recherches sur le vieillissement

À partir de 1997, dans le cadre de l’unité Inserm « Maladies et hormones du système nerveux », Étienne-Émile Baulieu dirige une équipe de recherche principalement orientée vers les maladies neurodégénératives.

Dans un contexte médiatique de promesses anti-âge, la publication durant la décennie 1980 de recherches épidémiologiques mettant en évidence une corrélation négative entre le taux de DHEA et la morbidité, fait miroiter l’espoir d’un potentiel thérapeutique de la DHEA dans la lutte contre le vieillissement : en 1994, un essai thérapeutique met en évidence un bénéfice de son administration sur le bien-être physique et psychologique11. Malgré la puissance statistique modeste des résultats obtenus (treize hommes et dix-sept femmes âgés de 40 à 70 ans) sur six mois de traitement, Étienne-Émile Baulieu obtient le soutien de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et de la Fondation nationale de gérontologie pour promouvoir l’essai clinique DHEAge auprès d’un panel de financeurs publics et privés. Contrôlé en double aveugle contre un placebo, DHEAge étudie l’effet de la prise de 50 mg de DHEA pendant un an, chez deux cent quatre-vingts hommes et femmes de plus de 60 ans. Les résultats publiés en 2000 s’avèrent mitigés et parfois contre-intuitifs : des effets positifs (amélioration de la densité osseuse, de la libido et de la peau) sont décelés seulement sur la sous-population des femmes de plus de 70 ans, mais pas sur le bien-être, critère ciblé par l’étude12.

Face à l’emballement médiatique suivi d’une ruée dans les pharmacies, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) – à la demande du ministre de la Santé, missionne une expertise collective ad hoc en juillet 2001. Le rapport de cette expertise affirme que « les effets potentiels défavorables d’une baisse du cholestérol-HDL ainsi que les risques potentiels de cancers hormono-dépendants ne sont pas contrebalancés par un effet clinique bénéfique ». Il contient une conclusion nettement défavorable : « Dans l’attente d’une telle démonstration, il n’est pas possible de recommander l’utilisation proposée aujourd’hui de la DHEA dans la lutte contre le vieillissement. »Transformant la DHEA en un médicament sans indication, le compromis réglementaire inédit endossé par Bernard Kouchner, alors ministre de la Santé, semble dicté pour une grande part par les contraintes nouvelles que fait peser le réseau Internet sur le marché pharmaceutique hexagonal13. Malgré les contre-indications, Étienne-Émile Baulieu présente l’administration de DHEA comme une pratique similaire à la thérapeutique hormonale de la ménopause : « Cela veut dire qu’on ferait un pas vers une thérapeutique de compensation de l’âge. Regardez chez la femme à la ménopause, on donne des hormones et c’est bienvenu pour éviter par exemple l’ostéoporose »,  lors d’une interview télévisée sur une chaîne publique d’audience nationale14. En 2006, dans la revue New England Journal of Medicine, un nouvel essai clinique conclut à l’inefficacité de la DHEA15.

Cependant, en tant que pré-hormone cérébrale, la DHEA continue de susciter l’intérêt d’Étienne-Émile Baulieu, le conduisant à s’attaquer aux maladies neuro-dégénératives. En 2008, il fonde l’Institut Baulieu pour financer des recherches visant à retarder l’évolution des maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. En 2009, son équipe à l’Inserm met en évidence le rôle inhibiteur de la protéine FKBP52 sur l’action de polymérisation des microtubules par la protéine tau au niveau du système nerveux central pour les cellules de cortex du rat16. Cette découverte ouvre des perspectives de détection et de traitement tant des maladies neurodégénératives que d’autres pathologies neuromusculaires ou métaboliques, appelées tau-opathies, où l’on est confronté à l’agrégation de protéines tau anormale.

L’indépendance intellectuelle du chercheur

Au-delà de ses contributions scientifiques, la pugnacité et l’engagement du chercheur dans la valorisation de ses découvertes scientifiques au bénéfice de ses contemporains force le respect de la communauté académique : en 2003-2004, Étienne-Émile Baulieu préside l’Académie des sciences. En 2013, il publie Libre chercheur, un livre d’entretiens avec la journaliste Caroline Fourest où il revendique l’indépendance intellectuelle du chercheur, explicitant les ressorts de son parcours scientifique : curiosité pour la chimie du vivant et intérêt pour l’innovation, stimulation intellectuelle de la découverte scientifique, persévérance et résilience à l’échec17. Ce témoignage pro domo a aussi pour objectif de partager le parti pris humaniste dont témoigne son implication en faveur de la maîtrise de la fécondité et de la qualité de vie des personnes âgées.

Lui décernant un prix d’honneur en 2015, l’Inserm rend hommage à « son engagement scientifique, intellectuel et sociétal qui a profondément influencé la médecine moderne ». En 2023, il est élevé à la plus haute distinction française, grand-croix de la Légion d’honneur, par le président de la République, Emmanuel Macron. Cependant, l’hommage le plus pertinent qui pourrait être rendu à cet engagement scientifique et humaniste ne serait-il pas simplement de relire son témoignage de chercheur et de médecin ? « Les hormones, la DHEA, le RU 486, FKBP52 contre la maladie d’Alzheimer… Pour moi, faire de la recherche, c’est trouver de nouvelles façons de soigner. Je m’accroche à un sujet quand j’ai le sentiment de pouvoir y apporter une solution. Et même si la grossesse ou le vieillissement ne sont pas des maladies, il me paraît important de donner à chacun les moyens de déterminer sa vie et sa santé. »

  • 1. Son grand-père, Félix Blum (1847-1925), a été le rabbin de Fegersheim.
  • 2. Néphrologue et diabétologue, promoteur en France de l’immunothérapie et l’un des premiers médecins à utiliser l’insuline pour traiter le diabète.
  • 3. Le 13 janvier 1953, la Pravda publie un article intitulé « Sous le masque des médecins universitaires, des espions tueurs et vicieux ». Reprenant une dépêche de l’agence soviétique TASS, l’article dénonce un « complot de bourgeois sionistes », organisé par « l’organisation juive internationale bourgeoise-nationaliste », le Congrès juif mondial, « financé par la CIA » selon l’organe de presse officiel du Parti communiste de l’Union soviétique.
  • 4. An adrenal-secreted « Androgen » : Dehydroisoandrosterone sulfate. Its metabolism and a tentative generalization on the Metabolism of other steroid conjugates in man. Baulieu E.E., Corpéchot C., Dray F., Emiliozzi R., Lebeau M-C, Mauvais-Jarvis P., Robel P., Recent Progress in Hormone Research. Laurentian, 21:411-500, 1965.
  • 5. Durant cette période, Étienne-Émile Baulieu se lie d’amitié avec certaines célébrités du pop-art, comme Andy Warhol.
  • 6. Médecin endocrinologue, le Dr Paul Robel fut l’une des figures majeures de la recherche sur les hormones stéroïdes : attaché de recherche en 1960 après son clinicat de médecine, puis chargé de recherche en 1963, pour finir sa carrière au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) comme directeur de recherches émérite. Cofondateur de l’unité 33 de l’Inserm au sein de laquelle il dirige l’équipe de recherche du CNRS, Paul Robel a collaboré avec Étienne-Émile Baulieu durant cinq décennies.
  • 7. L’appellation RU 486 dérive du numéro de série (38486) des molécules synthétisées par les laboratoires Russel-Uclaf pour la mifépristone. Ce stéroïde, synthétisé par R. Deraedt, D. Philibert et G. Teutsch, présente également un effet anti-progestatif.
  • 8. « Effet d’un stéroide anti-progestérone chez la femme : interruption du cycle menstruel et de la grossesse au début », W. Herrmann, R. Wyss, A. Riondel, D. Philibert, G. Teusch, E. Sakiz, E-E. Baulieu, in Compte-rendu des séances de l’Académie des Sciences, 294, p. 933-938, 1982.
  • 9. Étienne-Émile Baulieu, Génération pilule, Paris, Odile Jacob, 1990.
  • 10. Contraception : contrainte ou liberté ?, sous la direction de Étienne-Émile Baulieu, Françoise Héritier-Augé et Henri Leridon, Paris, Odile Jacob, coll. « Travaux du Collège de France », 1999.
  • 11. Morales A.J., Nolan J.J., Nelson J.C., Yen S.S., Effects of replacement dose of dehydroepiandrosterone in men and women of advancing age, Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 78, 6, 1360-1367, 1994.
  • 12. Dehydroepiandrosterone (DHEA), DHEA sulfate, and aging: Contribution of the DHEAge Study to a sociobiomedical issue, Baulieu E.E. et al., PNAS, 97: 4279-84, 2000.
  • 13. Les économies de la promesse anti-âge. Le cas de la DHEA, Dalgalarrondo S., Hauray B., Sciences sociales et santé, vol.33 (2), p. 5-30, 2015.
  • 14. Journal télévisé de 20h sur France 2, le 7 janvier 2005.
  • 15. DHEA in elderly women and DHEA or testosterone in elderly men, Nair K.S., Rizza R.A., O’Brien P., et al., New England Journal of Medicine, 355, 16, 1647-1659, 2006.
  • 16. B. Chambraud, E. Sardin, J. Giustiniani, O. Dounane, M. Schumacher, M. Goedert, E-E Baulieu. A role for FKBP52 in Tau protein function. PNAS, vol. 107, no 6, 2658-2663, 2010.
  • 17. Étienne-Émile Baulieu, avec Caroline Fourest, Libre chercheur, Paris, Flammarion, 2013.